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mercredi 25 février 2009

Pour que le cerveau livre ses secrets... lancez-vous !

Les études sur le cerveau vous intéressent depuis un moment. D'ailleurs, de temps en temps, vous achetez la revue cerveau et psycho.

Eh bien, réjouissez-vous ! Si vous habitez la région parisienne ou si vous avez une demie journée de liberté devant vous lors d'un prochain sejour parisien, vous avez l'opportunité d'aider la sicence à découvrir les mystères de notre cerveau !

Précisons les choses : vous avez entre 18 et 45 ans, vous êtes droitière, de langue maternelle française, sans troubles auditifs ni visuels (port de lunettes accepté), sans antécédents neurologiques. Vous ne prenez pas de médicaments pouvant altérer les performances à la tâche, et vous ne fumez pas de cannabis. Bravo, vous allez avoir l'opportunité de participer à une étude en neurosciences du langage.

Vous êtes convaincue ? Rendez-vous vite sur le blog Aidez la science et la science vous aidera ! pour en découvrir plus sur cette recherche et connaitre les modalités d'inscription.

Belle soirée et belle expérience !

Géraldine

mardi 17 février 2009

de la psychose qui engendre la psychose !

Ce soir, j'ai pris en cours la fameuse émisssion de Christophe Hondelatte, faites entrer l'accusé. Je n'ai vu que la fin de la première partie, mais ai suivi avec intérêt la seconde. L'intérêt de cette émission, à mon avis, lorsqu'elle associe un débat, c'est d'engendrer un questionnement, ou une affinement d'un point de vue chez le téléspectateur. Et il faut se réjouir de cette initiative forte dans le groupe France Télévision. Et ce soir, la réflexion était bien au rendez-vous. Je ne vous ferai pas un résumé des débats, ce n'est pas à ma hauteur, je prendrais le risque de mal relater certains propos et d'amener des contresens sur d'autres. Néanmoins, comme étudiante en Master de Psychologie, j'ai été sensible aux propos du psychiatre, et c'est l'objet de ce petit post.

La psychose fait peur. Probablement du fait de l'étrangeté des sujets psychotiques en crise, de la violence générée par cette étrangeté, car ce qui fait peur, ce n'est pas tant l'étrangeté elle-même que le fait que cette étrangeté soit manifestée chez un semblable à nous mêmes. Car à bien y réfléchir, le monde animal ou les phénomènes géophysiques peuvent parfois nous paraitre bien étranges, mais ils ne font pas écho de la même façon à ce que nous sommes que l'étrangeté vécue chez un semblable. Et il est important d'analyser les ressorts de cette peur, car elle tend, pradoxalement, si elle n'est pas analysée, à emmener les êtres que nous sommes à en prendre la direction...

Je m'explique, le reportage de faites entrer l'accusé, de même que de nombreux médias, met en relief à foison les "agressions commises par des schizophrènes". Cette manière de dire les choses est un raccourci qui tend à ne plus faire la différence entre une personne qui commet un acte ou a un comportement particulier et cette personne elle-même. Aussi pour ma part, je préfère parler d'une personne souffrant de schizophrénie que d'un schizophrène. Et cette confusion, aliée à notre extraordinaire capacité à établir des liens de cause à effet là où il n'y en a pas, risque de nous inviter à conclure qu'il y a décidément beaucoup d'actes malfaisants commis par des personnes souffrant de schizophrénie et donc que les personnes souffrant de schizophrénie sont très dangereuses et donc qu'il faut s'en méfier outre mesure... Et c'est précisément à ce moment-là que la peur dont on n'a pas explicité les ressorts nous conduit à adopter des mécanismes proches de ceux utilisés par les personnes schizophrènes : se méfier de ces personnes car elles pourraient nous causer du tort !

Il faut savoir que dans les sociétés européennes, il y a en moyenne 1% de personnes shizophrènes. Autant dire que chacun d'entre nous en croise statistiquement plusieurs par semaine : en allant faire les courses dans les hypermarchés, en allant au cinéma dans les grandes salles, au concert, que sais-je encore ? Or, avez-vous déjà été vistime du comportement supposé dangereux de personnes souffrant de schizophrénie ? La grande majorité, j'imagine, me dira que non !

Alors, attention de ne pas nous laisser envahir par la "psychose" à laquelle nous incitent les médias. Les personnes schizophrènes sont auteurs en moyenne de 3 % des actes pénaux jugés dans nos tribunaux, pas de quoi se focaliser abusivement donc ! Je connais pour ma part deux adultes atteints du trouble de la schizophrénie, tous deux n'ont jamais eu affaire à la justice et exercent chacun un métier, ont une vie de famille.

Je tenais à apporter cet éclairage, car je pensais à ces deux amis en regardant l'émission ce soir, et s'ils l'ont regardée aussi, ils ont dû souffrir de voir le tableau criminel qu'on dressait de leurs semblables quant aux troubles. Ces personnes souffrent incroyablement de leurs troubles, n'y ajoutons pas, par une peur non justifiée, un regard qui les écarte de l'humanité qu'ils partagent au même titre que nous !

Sur ce, belle nuit !

Géraldine

jeudi 8 janvier 2009

définitions insolites !

Je découvre au fil de mes études de psycho que les mots définissant des comportements humains bizarres sont aussi étranges qu'eux !
Pour preuve, savez-vous ce qu'est la potomanie ? Une irrésistible envie de s'agripper à un poteau ? Point du tout ! C'est beaucoup plus sérieux que cela. L'encyclopédie du vulgaris-médical précise qu'il s'agit d'un besoin permanent et difficilement maîtrisable de boire.
Ou encore, la dipsomanie. Est-ce la manie d'être sans cesse dispo ? Et bien non, c'est une tendance irrésistible et soudaine à boire de l’alcool. Pas de bol !
Et enfin la trichotillomanie. Ah, plus compliqué, on hésite entre le besoin irrésistible de tricoter ou encore de se saisir compulsivement d'un éthylotest pour vérifier son taux d'alcoolémie ... Mais non, on est loin du compte, la trichotillomanie est une activité compulsive, plutôt féminine, qui consiste à s’arracher les cheveux et/ou les poils. Gloups ! Attention, mesdames aux attitudes à tenir dans le futur pour ne point vous faire traiter de trichotillomaniaque ! Ca ferait désordre...
Allez, assez causé pour ce soir. Je retourne à mes chers cours de psycho.
Belle soirée,
Géraldine

samedi 6 décembre 2008

Etes-vous addictif ?

L'addiction est une notion bien déformée dans nos sociétés occidentales. Si je vous dis addiction, vous pensez immédiatement à la cigarette. Et vous avez partiellement raison, car les auteurs actuels tentent à penser que la cigarette n'est pas l'objet le plus addictif. Le jeu ou encore les achats compulsifs, certaines pratiques intensives de sport ou certaines formes de pratiques sexuelles seraient plus addictives que la cigarette...

Goodman, psychiatre américain, donne en 1990 une définition opératoire de l'addiction dont le DSM (Diagnostic and Statistic Manual for mental disorders) et la CIM (Classification Internationale des Maladies) s'inspirent largement pour définir leurs critères de diagnostic. La voici :
A/ Impossibilité de résister aux impulsions à réaliser ce type de comportement.
B/ Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement.
C/ Plaisir ou soulagement pendant sa durée.
D/ Sensation de perte de contrôle pendant le comportement.
E/ Présence d'au moins cinq des neuf critères suivants :
1. Préoccupation fréquente au sujet du comportement ou de sa préparation.
2. Intensité et durée des épisodes plus importantes que souhaitées à l'origine.
3. Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement.
4. Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre, ou à s'en remettre.
5. Survenue fréquente des épisodes lorsque le sujet doit accomplir des obligations professionnelles, scolaires ou universitaires, familiales ou sociales.
6. Activités sociales, professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées du fait du comportement.
7. Perpétuation du comportement bien que le sujet sache qu'il cause ou aggrave un problème persistant ou récurrent d'ordre social, financier, psychologique ou physique.
8. Tolérance marquée : besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.
9. Agitation ou irritabilité en cas d'impossibilité de s'adonner au comportement.
F/ Certains éléments du syndrome ont duré plus d'un mois ou se sont répétés pendant une période plus longue.

Selon cette définition, la cigarette aurait comme caractéristique des difficultés au sevrage, entrainant, entre aurtes, irritabilité, difficultés de concentration, augmentation de l'appétit. Mais le pouvoir psychoactif de la cigarette est relativement faible. Ainsi, le tabac serait lié plus à des circonstances sociales où interviennent une anxiété liée à la situation de groupe, la posture, les rituels...
Si le sujet vous intéresse, je vous conseille un petit ouvrage fort bien fait : psychopathologie des addictions par JL Pedinielli, G. Rouan et P. Bretagne chez PUF.


A l'approche de Noël, j'en déduis donc qu'il vaut mieux se réjouir d'un bon barreau de chaise, plutôt que de s'encombrer la vie avec une de ces nombreuses consoles de jeu qui fleurissent sur nos écrans médiatiques actuellement ! J'en déduis aussi qu'il faut peut-être dédramatiser le comportement de son ado qui cherche à goûter à la cigarette. Bien sûr, mon propos n'est pas de s'en réjouir, pour être fumeuse depuis l'adolescence, je sais quel esclavage peut représenter la cigarette, et à l'évidence, il vaut mieux ne jamais commencer. Non, ce que je pense c'est que bon nombre de parents se font une montagne de leur progéniture qui cherche à goûter à la cigarette et ne perçoivent pas forcément le danger autrement plus aliénant de rester "scotché" des heures sur un "chat" ou sur un jeu video de guerre presque plus vrai que nature... De toute manière, c'est bien connu, le vrai danger se cache souvent sous des apparences bien trompeuses, en l'occurence ludiques !

Allez, joyeux noël et ne culpabilisez pas trop si les fêtes de famille sont pour vous l'occasion de fumer quelques bonnes "clops" ou cigares exquis !

Géraldine

jeudi 25 septembre 2008

Envoyé spécial à l'école...analyse !

Ce soir, soirée Envoyé Spécial. Je ne suis pas une habituée de l'émission, mais bon, une fois de temps en temps, pourquoi pas. Je me méfie toujours de ces émissions réputées à haut "potentiel de crédibilité" mais qui peuvent avoir aussi un point de vue pas forcément objectif, surtout pour les reportages concernant la France.
Bref, ce soir, c'est soirée Envoyé Spécial. Le premier reportage retient mon attention. Il concerne l'école en France et plus particulièrement une école dite "sensible". Au fait, sensible pour qui, pour quoi ? Je déteste ce mot, je le trouve d'une hypocrisie affligeante. Alors "sensible", ça veut dire quoi ? Expression inventée plutôt par les "bien pensants" qui, s'ils vivaient la vie de ces familles ou quartiers qu'ils disent "sensibles" s'en sortiraient dans la vie avec probablement moins de brio que les personnes qui y vivent. Ce qui me gène dans cette dénomination comme dans toutes les autres utilisées, c'est cette discrimination, cette distance impossible à franchir entre "eux" (les habitants des quartiers "sensibles" sur qui on projette tout ce que l'on ne veut pas être) et "nous" (si qui nous projetons bien évidemment ce qu'il convient d'être, et que nous ne sommes pas le plus souvent...). Mais bon, ceci est un autre débat.
Ce qui m'a marqué dans ce film, ce ne sont pas les images "de violence" dont aucune caméra ne pourra capter la réalité, puisque - et le commentateur du sujet le dit bien - la caméra, évidemment modifie le comportement des élèves, en le rendant plus agressif, le plus souvent. Et nous voilà confrontés au souci le plus délicat du chercheur en sciences humaines : le dispositif expérimental modifie la situation de la recherche et empêche d'en recueillir des données objectives. Donc, ce n'est pas le comportement des jeunes qui me marque dans ce reportage, ce sont les différences qui caractérisent deux jeunes du reportage. Ils ont le même âge ou sensiblement, vivent dans la même "cité", donc dans des conditions matérielles et sociales comparables. Pourtant, le premier est en échec scolaire, il a "séché" plus d'une centaine de demi-journées d'école avant que la Police ne s'invite chez lui, l'autre vient de recevoir les félicitations avec mention d'excellence pour son travail scolaire. La mère du premier dit devant la caméra que son mari est en prison et demande à plusieurs reprises aux policiers d'emmener aussi son fils en prison. "Je ne vais pas m'emmerder à l'éduquer" ajoute-elle en substance, puis, toujours en substance " ton père est en prison, tu finiras comme lui". Le second vit avec sa mère, mais sans son père, et sa mère explique qu'elle est fière de son fils "qui donne beaucoup et qui reçoit des gratifications en échange " (toujours en substance), et lorsque le journaliste demande au jeune garçon pourquoi il travaille bien à l'école, il répond que c'est pour faire plaisir à sa mère.
Alors, la violence à l'école, pourquoi ? Il ne faut pas tenir de discours simpliste, il n'y a évidemment pas qu'une seule cause à ce phénomène terrible de société, mais ce reportage a le mérite de souligner clairement que l'amour présent ou absent pour un enfant est une de ces causes. D'un côté ce jeune rejeté par sa mère, finit par trainer en faisant l'école buissonnière sans but, dans l'autre un enfant qui sans trop bien comprendre pourquoi l'école, travaille, principalement motivé par le but de faire plaisir à sa mère, moyen le plus à sa portée de lui rendre l'amour que sa mère a pour lui.
Il faut peut-être garder cet élément en tête, quand nous, les "bien pensants" jugeont à la hate la violence à l'école ou dans les "quartiers". Un adulte qui a été un enfant aimé n'a aucune idée du désarroi dans lequel plonge le manque d'amour auquel est confronté un enfant ou un adolescent. Et sans excuser les actes, car rien ne peut justifier le fait délinquant, au moins pourrions-nous nous abstenir de juger son auteur, car placés dans sa situation, dans sa détresse affective et son manque de repères, aurions-nous, à son âge, mieux fait ? Rien n'est moins évident et personne ne pourra jamais le dire... Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais fameux, a observé (lire à ce sujet déprivation et délinquance) des enfants et adolescents délinquants et il analyse certains de leurs faits, notamment le vol, comme le seul moyen qui soit à leur portée d'exprimer que leur mère leur manque. Comme quoi, les intentions d'un acte, peuvent être bien éloignées de ce que nous prêtons le plus souvent à leur auteur !
Voilà, c'était la pensée du soir...
Belle nuit !
Géraldine

vendredi 25 juillet 2008

De la documentation sur l'organisation limite

amis de la psychologie, bonjour,

je vous avais promis il y a quelques temps un post consacré à l'organisation "état limite". Eh bien, le voici.
Je n'ai bien sûr pas pu tout lire sur le sujet, mais je suis actuellement plongée à mes heures perdues dans un ouvrage récapitulatif sur le sujet de KERNBERG, les troubles limites de la personnalité, ouvrage très complet qui donne des éclairages sur les thérapies qui fonctionnent ou ne fonctionnent pas sur ces sujets, avance un pronostic après avoir donné des éléments sémiologiques et psychopathologiques de cette organisation.

Pour celles et ceux qui ne veulent pas approfondir la question avec un livre, vous trouverez un "résumé" instructif à cette adresse :
http://www.med.univ-angers.fr/services/AARP/psyangevine/publications/etatslimites.htm

Et pour ceux qui ont décidé de se lancer intensément dans le sujet, vous trouverez une biographie dans le document du lien précédent et une autre à cette adresse (il s'agit d'un mémoire de psychologie clinique de Master II) :
http://www.memoires-theses.com/psychologie/memoire-these/112005/etats-limites.html

Bonne lecture donc, mais sans dépasser les limites du raisonnable, c'est un sujet à consommer avec modération !

Bel été !

Géraldine

jeudi 12 juin 2008

organisation état limite

J'ai constaté que plusieurs internautes sont venus visiter ce blog à la recherche d'informations sur l'organisation état limite. Je suis heureuse de voir que ce sujet vous intéresse. Je n'ai pas encore eu le temps de faire une recherche approfondie sur ce sujet (je passe mes examens universitaires de psychologie en début de semaine prochaine et les révisions me prennent tout mon temps !), mais d'ici quelques semaines, je prendrai ce temps et indiquerai sur ce blog des ressources documentaires fiables.

A très bientôt donc !

Géraldine

mercredi 28 mai 2008

réflexions autour de l'humanité

Je viens de regarder l'émission faites entrer l'accusé sur Patrick Tissier. Vous trouverez quelques éléments sur ce multi-récidiviste en cliquant sur l'image ci à gauche. Je n'ai pas pu me résoudre à mettre sur mon blog la photo de cet homme. Emission intéressante qui relate, une fois encore les actes d'un psychopathe.

psychopathe, un mot qui nous est familier et en même temps confus. La psychopathie est un trouble de la personnalité. Elle s'ancre la plupart du temps sur une organisation limite ou borderline. Cette organisation psychique est particulière et malheureusement plus courante qu'on ne l'imagine, même si toutes les personnes à organisation limite ne sont pas des psychopathes. La plupart, fort heureusement ont des troubles bien mineurs de la personnalité. L'organisation limite, donc est caractérisée par une angoisse liée à la peur d'être abandonné. Cette angoisse de l'abandon induit un mécanisme de défense particulier : le clivage. Cela signifie que son psychisme comporte des compartiments hermétiques, celui des "bons" objets, dans lequel se trouve la "bonne partie de lui-même" et des "bonnes" personnes, selon sa manière d'appréhender la réalité. Un autre compartiment existe, celui des "mauvais" objets, de la "mauvaise partie de lui-même" et des "mauvaises" personnes. Ce clivage explique des changements de comportements et d'humeur très brusques. Il explique aussi qu'une personne peut être catégorisée par un sujet à organisation limite comme "bonne" à un certain moment de sa relation avec lui, puis basculer dans le compartiment "mauvais" si le sujet à organisation limite perçoit de la part de cette personne un abandon, par exemple. Enfin, un sujet à organisation limite est caractérisé par une relation aux autres dite anaclitique. Cela signifie que ce sujet ne perçoit pas autrui comme un être libre de sa vie et indépendant, mais comme "quelqu'un" qui va être utilisé pour combler cette faille à l'intérieur de lui, créee par cette angoisse de l'abandon. Voilà pour quelques éléments de psychopathologie qui permettent de mieux comprendre les actes de P. Tissier. P. Tissier est en effet le cadet d'une famille décrite comme violente et il est abandonné par sa mère à l'âge de 11 ans.

Le terrain d'une organisation limite est donc présent chez P. Tissier. Mais une question se pose néanmoins, c'est le fait qu'on peut trouver dans notre société d'autres adultes ayant eu une enfance présentant les mêmes caractéristiques que P. Tissier, et qui pour autant ne se sont pas comportées comme lui. Dieu merci ! On ne peut avancer aucune réponse à cette question. La réponse se trouve dans le psychisme de Tissier, insondable.

Mais les actes de P. Tissier pose également une autre question. Quels moyens doit mettre en oeuvre la société pour se protéger de P. Tissier. Question délicate. Réponse aussi délicate. De réponse, je n'en ai pas. J'ai simplement quelques réflexions issues de cette enquête. Peut-on laisser en liberté des sujets dont on a évalué psychiatriquement, après plusieurs récidives, qu'ils sont des pervers narcissiques? Les arguments contre la peine de mort tiennent-ils toujours face à des êtres qui prennent plaisir à violenter sexuellement puis tuer, de manière intentionnelle, d'autres personnes d'âge divers, adulte et enfant? Pourquoi les études psychiatriques sur les pervers narcissiques sont-elles si peu nombreuses? Pourquoi la recherche en psychologie et en psychiatrie ne se s'intéressent-t-elles pas plus à l'étude de critères d'évaluation de la dangeurosité de ces sujets? Si ces sujets sont très difficiles d'accès, voire impossible, du fait de ce "switch" incontrolable entre l'un et l'autre des compartiments psychiques, des études pourraient néanmoins avoir lieu sur des sujets qui purgent une peine pour des actes criminels récividés.

Alors voilà, je vous livre mes réflexions de ce soir... Je n'ai aucune réponse, mais des questions, et un peu de révolte quand même vis à vis du peu d'efforts que mettent les politiques à considérer avec urgence ce problème. La seconde partie de l'émission de C. Hondelatte fait bien ressortir d'ailleurs ces lacunes terribles.

Voilà, c'était la pensée du soir, un peu "prise de tête", j'en conviens. Alors promis, il y aura bientôt des posts un peu plus drôles.

Vos commentaires sont les bienvenus... C'est tout l'objet de ce blog "invitation au dialogue"...

Géraldine

dimanche 11 mai 2008

la solution au problème des 9 points !

Voici la fameuse solution au problème posé, il y a quelques temps. vous constaterez que pour trouver la solution, il faut supprimer une contrainte qu'on s'impose au départ, à savoir rester dans le champ des 9 points. C'est en sortant de ce champ que vient la solution. Si vous avez trouvé la solution et qu'elle vous a "sautée" aux yeux au bout de quelques instants d'observation, alors vous avez utilisé ce que les Gestaltistes appellent le phénomène d'insight... mais là, on est dans un autre débat, j'imagine que ça n'intéresse pas grand monde en dehors des étudiants de psycho....

Belle journée sous le soleil provençal ou d'ailleurs... Sunnyvale ou Lorient... pour n'en citer que deux...
Géraldine

samedi 3 mai 2008

êtes-vous idiosyncrasique?

La psycho ne manque pas de piment. Je suis confrontée ce matin à un mot étrange... l'adjectif idiosyncrasique ! Un adjectif qui ne fait pas de bien à l'égo de l'étudiante que je suis, qui s'est levée tôt pour apprendre toutes ces fichues notions qui commencent à me sortir par tous les orifices de la peau et qui se fait implicitement traiter d'imbécile en ne connaissant pas l'idiosyncrasie, terme à la portée de n'importe quel idiot, comme sa syntaxe me le rappelle cruellement.

Alors bon, humblement, j'ouvre mon moteur de recherche préféré, j'ai nommé Google, et je tape ce mot bizarre. Bon, finalement, y'a pas de quoi fouetter un chat (ouf, mon filou aurait pris une rouste !), l'idiosyncrasie est en psychologie : la personnalité psychique propre à chaque individu...
Bon, ben on est tous idiosyncrasiques alors ! Quelle aubaine !

Vraiment, les profs sont bien pédants parfois !

Belle journée !

Géraldine

dimanche 27 avril 2008

petit exercice cérébral du dimanche matin

petit exercice de mise en forme intellectuelle du dimanche matin : pouvez-vous joindre ces neuf points en 4 traits de stylo sans lever le stylo?

La réponse dans quelques jours sur le blog !
Ne devenez pas chèvre tout de même, il s'agit de détente, c'est dimanche !

Bon dimanche,

Géraldine

jeudi 24 janvier 2008

Virtuel, mon amour


C'est le dernier ouvrage du psychiatre-psychanalyste-sociologue Serge Tisseron "virtuel mon amour" qui m'a inspiré aujourd'hui. Je n'ai pas encore eu l'opportunité de lire cet ouvrage, mais pour avoir lu d'autres ouvrages, je sais qu'il est pertinent Tisseron.

C'est curieux d'avoir l'info de ce livre ce matin, car hier soir, j'étais devant mon ordinateur et tout à coup j'ai eu envie de le balancer par la fenêtre. Ras le bol de cette communication par "bit" interposé, ras le bol de ces contacts à distance. J'étais en effet en train de chercher un forum de psycho sur le site de l'IED, organisme de formation à distance, dont je fais partie. Et j'ai accédé, presque par hasard, à mon "profil". Cette situation m'a fait repenser aux joies de Facebook. Que faire? Je me suis contentée d'y enregistrer ma photo, mais pas un mot de plus. Je ne connais presque aucun étudiant. Je n'ai donc pas envie de me livrer. Et puis qu'est-ce que c'est que cette communication à l'envers? Dans la communication réelle, ce qu'on donne à voir est dynamique : des vêtements renouvelés quotidiennement, en outre, c'est l'interaction avec l'autre qui va déclencher chez moi l'envie de livrer tel trait de ma personnalité ou non. C'est la confiance qui est en jeu, un peu la sensualité aussi, le jeu qui se joue en direct avec l'autre au moment de l'échange.

Mais avec tous ces fichus profils internet, la vie devient statique - donc meurt ! Prenez par exemple cette photo (la même que celle de mon profil blogger) : elle a été prise l'an passée en mai aolrs que j'entrais pour la première fois dans mon nouvel appartement. Cet événement a suscité en moi des sentiments et émotions, qui sont imprimés sur cette photo et qui n'ont rien à voir avec moi en cette fin de matinée ! Entre temps, il peut s'être passé 20 mille trucs dans cet appart qui ont pour conséquence le fait qu'il m'insupporte, par exemple !

Quant aux autres infos qu'on livre dans un profil, c'est du statique une fois encore, avec l'impossibilité de gérer la distance qui varie en fonction de l'interlocuteur. Reprenons l'exemple du profil de l'IED. Ai-je envie de partager avec mes profs et le directeur mon sport préféré, ma musique préférée, que sais-je encore? Non ! Pourtant, l'info est livrée "brute" à tous les membres de l'IED. Quant aux étudiants, il y en a certains que j'apprécie beaucoup et d'autres qui me refroidissent absolument. A ceux-là non plus, je n'ai pas envie de livrer ce type d'infos !

Bref, ces histoires de profil Internet qui semblent incontournables à l'outil informatique produisent de la désinformation ! Désinformation car les éléments proposés, en dehors de toute dynamique de l'interaction languagière brouillent le message adressé à l'autre. Dans une conversation à baton rompu, je ne vais pas livrer tous mes éléments perso en 3 secondes, ils vont être révélés selon ce que l'autre me demande, implicitement ou explicitement et selon ce que j'ai moi, envie de répondre. Et c'est le fil de cette interaction qui fait que l'autre va pouvoir se faire une "idée" de moi-même. Tiens, d'ailleurs, il y a un glissement sémantique : on passe d'"idée" à "profil"...

Allez, trêve de discours monologique ! Puissent ces quelques mots avoir au moins suscité en vous une réflexion que la lecture de Serge Tisseron pourra aider et je n'aurai pas perdu ma journée !

Géraldine

jeudi 17 janvier 2008

Un petit coup de pouce pour un étudiant en psycho !

Si le coeur vous en dit, vous trouverez à l'adresse ci-après un questionnaire à remplir pour un étudiant en master de psycho. Il concerne les relations professionnelles.
Allez-y, ça fait du bien de pouvoir s'exprimer et c'est vraiment sympa pour l'étudiant !
http://lauwam.blog4ever.com/blog/lirarticle-167569-585997.html

Merci pour votre aide et belle journée !

Géraldine

mercredi 16 janvier 2008

Faites entrer l'accusé ou petit traité de psychopathologie...

Hier soir, c'était la géniale soirée : d'abord, il y avait trop de vent pour le match de foot, alors ma mouche en short préférée et moi, on s'est installées devant Cold Case. Trop fort France 2 ! Ca m'a fait du bien de revoir le personnage de Lili Rush et de me remettre en mémoire les tubes de l'année 90.

Et après cette géniale série, une géniale émission : Faites entrer l'accusé, présentée par Christophe Hondelatte. Comment ça, vous voyez pas qui c'est ! Bon, ben alors deux options : allumer votre TV mardi soir prochain en deuxième partie de soirée sur France 2, si votre âme n'est pas trop sensible, ou encore votre radio sur RTL demain matin : à défaut de le voir, vous l'entendrez !


Je dis géniale émission, non parce que je suis portée sur le morbide, mais parce que ces émissions donnent toujours quelques éléments psychopathologiques sur le tueur et la victime, ce qui intéresse au premier plan l'étudiante en psychologie que je suis. Et hier, j'ai été servie ! Une histoire étonnante : un type qui a l'air normal, sans ennemi, en pleine santé, sportif, qui se retrouve mort en un mois ! L'histoire n'est pas banale : sa femme a manipulé le médecin de famille, après en avoir fait son amant, au point de le mettre sous influence telle que le médecin, par ailleurs très réputé, s'est "acharné thérapeutiquement" sur le mari, si l'on peut dire, jusqu'à le tuer !

Et là, je dis "merci M. Hondelatte", car cette émission m'a permis de travailler mon cours de psychopatho. Cette femme a été diagnostiquée hystérico-perverse : hystérique, car elle s'est plainte somatiquement au médecin de famille de maux somatiques inexistants et elle a joué de la mythomanie, autre syndrome de l'hystérie, jusqu'à écrire elle-même des mots au médecin en se faisant passer pour sa petite fille, a menti sur le décès de ses deux parents, sur un cancer imaginé, sur une tante qui n'a jamais existé, que sais-je encore...

Alors voilà, il faut savoir que les plus dangereux ne sont pas forcément ceux qui le paraissent le plus : il y a trois organisations psychiques profondes : la structure psychotique, particulièrement caractérisée par des délires de toutes sortes, censés "défendre" le sujet contre une angoisse de morcellement qui conduirait à une mort par éclatement, ce n'est pas le cas de cette femme, qui ne présente aucun symptôme délirant. La structure névrotique ensuite, qui induit chez le sujet un conflit entre ses fantasmes et les interdits qu'on lui a inculqués, et qui se traduit par un refoulement des éléments psychiques qui génèrent un tel conflit, les dits éléments revenant dans la conscience sous forme de symptômes névrotiques. L'organisation état limite enfin, où le sujet, dit psychopathe, est mû psychiquement par une angoisse d'abandon qui se traduit par un clivage psychique. Ce clivage est en fait une sépration dans le psychisme de différents compartiments disjoints les uns des autres. En somme, le sujet état limite présente une blessure narcissique insupportable pour lui, qu'il tente sans cesse de combler en essayant par tous les moyens de se faire bien voir d'Aurtui. Pour l'état limite, autrui n'est pas considéré comme un sujet indépendant doué d'une liberté d'agir, mais comme un moyen d'être comblé narcissiquement. On voit poindre ici la manipulation : il faut se servir de l'autre pour combler coûte que coûte cette faille narcissique qui ronge de l'intérieur. Tous les moyens sont bons : on comprend alors la vie de cette femme hytérico-perverse : pour amener le médecin à entrer dans son jeu, le moyen le plus efficace était de se faire passer pour malade, le clivage a fait le reste, générant pour de bon des syndromes hytériques. Ensuite, il ne restait plus qu'à manipuler, en jouant sur le mensonge pour asservir toujours plus le médecin, choisi comme l'objet qui devait combler la faille narcissique. Le problème c'est que ces processus n'ont pas de sens pour un sujet non état limite, comme vous et moi en somme, du moins je présume. Et c'est la raison pour laquelle on ne trouvait pas de mobile au crime : pas d'enjeu de pouvoir ni de sexe, non simplement le besoin "vital" d'échapper à cette angoisse d'abandon par le comblement de la faille narcissique. Et l'absurde éclate au grand jour durant le procès : une fois que la supercherie a été dévoilée, le médecin ne peut plus jouer le rôle de celui qui comble la faille narcissique, la femme retourne alors sa veste pour clamer le fait qu'elle ne savait pas que le médecin essayait de tuer son mari. Elle, victime, dit-elle, avait pris contact avec le médecin de famille pour sauver son couple, et c'est le médecin, à son insu, qui a empoisonné le mari !

Terrifiant non ? Alors un petit conseil, les états limites sont des gens qui passent le plus souvent entre les mailles des services de soins psychiques, vous pouvez donc être amené à en rencontrer dans votre travail ou dans votre entourage. Lorsqu'une personne se présente "lisse" avec un besoin exacerbé de reconnaissance, posez-vous la question... sans devenir pour autant parano !

Allez sur ces bonnes paroles, belle journée !

Géraldine

mardi 15 janvier 2008

Danse, Coco, danse !

les comportementalistes vont être heureux... Car le conditionnement opérant, ça marche ! Et oui, la musique peut conditionner des réflexes étonnants chez les animaux. On en déduit que le rythme muscial n'est pas traité par le néocortex, puisque les vertébrés ovipares en sont dépourvus !


Vous n'avez rien compris à ces quelques lignes et vous vous inquiétez pour ma santé mentale. Ne vous tracassez pas trop, c'est juste quelques réminiscences des cours de psycho de l'an passé. Et oui, qui l'eut cru : la psycho, ce n'est pas que Freud, loin de là ! Bref, oubliez tout ce charabia et visonnez la vidéo ci-dessous, c'est bon pour le moral !


Belle journée !


Géraldine

jeudi 4 octobre 2007

Un pied dans la bouche ! A foot in the mouth !

Le projet de loi du gourvernement sur l'immigration incluant le test ADN semble bien avoir été conçu selon une procédure connue en psychologie sociale sous le nom étrange de "pied dans la bouche".

Cette procédure consiste à demander à quelqu'un une chose impossible à faire, parce qu'au dessus de ses moyens. La personne, inévitablement répond que ce n'est pas possible. La subtilité consiste ensuite à lui demander autre chose, dans le même domaine, mais moins difficile à réaliser. Par comparaison, cette nouvelle demande parait "ridiculement" facile, par rapport à la première, et le tour est joué : la personne acquiesse pour faire ce qu'on lui demande.

Avec ce projet de loi, c'est un peu la même chose : le premier projet ne serait jamais passé, parce que soulevant trop de points d'interrogation dans de nombreux domaines... Qu'à cela ne tienne, restreignons maintenant le champ d'application du projet de loi et par comparaison avec la première mouture, il paraitra très acceptable. Beau "pied dans la bouche" ! Il y a en effet fort à parier que si la première mouture du projet avait été celle dont on discute actuellement, au final, rien ne serait passé !

Que mon propos soit clair, il ne s'agit pas ici d'un débat politique autour de ce projet de loi. je ne prononcerais pas sur ce sujet, ne disposant pas d'informations suffisantes pour me faire réellement une opinion. Il ne s'agit pas non plus de m'inscrire contre la politique actuelle. Cette prodécure n'est pas utilisée par un seul parti politique. Non, je voulais simplement partager avec vous l'existence de cette procédure, assez étonnante. Si le sujet vous intéresse, vous trouverez d'autres procédures tout aussi curieuses dans cet ouvrage très bien fait et très accessible : petit traité de manipulation à l'usage des honnètes gens. Histoire de ne plus vous faire avoir !

Belle soirée !

Géraldine

The law project of the french government on imigration including the ADN test seems to have been built according to a procedure known in social psychology as the "foot in the mouth".

This procedure consists in asking someone to do something impossible for him, because too difficult. The person, inevitably answers it is not possible. Ask him then to do someting far less difficult, in the same field. By comparisson, the new request will be percieved as really easy and the person will be OK to do what he's been asked for !

With this law project, it's a little bit the same : the first project would never have been accepted, beacuse too many questions would be raised... But if you shorten the field of application of this project, by comparison to the first draft, it will be percieved very acceptable. Beautiful "foot in the mouth" isnt'it?

May my words be clear, I'm not talking about politics on this project. I won't give my opinion on that matter, because I don't have enough information to build a real opinion on it ? No, I just wanted to share with you the existence of this procedure quite astonishing !

Have a good evening !


Géraldine

vendredi 21 septembre 2007

Le tabou !


J'ai suivi hier soir en seconde partie de soirée l'émission Infrarouge, consacrée - si l'on peut - au phénomène tabou de la pédophilie féminine.

Et j'ai souhaité écrire ce post pour informer sur ce sujet tabou. Oui, c'est inimaginable qu'une mère, qu'une femme puisse utiliser son propre enfant pour assouvir ses propres pulsions sexuelles. et pourtant, cela existe.

Le plus difficile pour les victimes - en dehors du préjudice physique, psychique, relationnel subi - est que ce phénomène n'est pas reconnu en France ou trop mal reconnu. Les victimes, lorsqu'elles vont déposer plainte ne sont pas prises au sérieux, et lorsqu'elles ont pu dépasser cette étape, le procès tourne souvent à leur désavantage, car on ne les croit pas.

Hier soir, l'émission proposait de nombreux témoignages. Parmi les témoins, un homme aujourd'hui encore incapable d'oser engager une relation avec une femme, car toujours dans la peur générée par la relation dominant(femme) / dominé (lui), un autre homme, homosexuel, et une femme qui semblait vouloir effacer d'elle toute trace de féminité (tête rasée, abits kaki). Mais comment pourrait-il en être autrement.

En voyant ces êtres blessés, me revenaient les propos de jugement ou homophobes que l'on entend parfois. Mais en définitve, comment peut-on juger l'autre. Que connait-on de lui qui nous donne le droit de l'étiqueter à son désavantage. Et moi-même, placée dans pareille situation, aurias-je été aussi forte qu'ils ne le sont aujourd'hui, eux qui ont eu le courage de témoigner?

Non, c'est une certitude, on ne peut juger autrui !
quelle est votre opinion ?

Bon week-end quand même !

Géraldine

Yesterday I followed in second part of evening the “Infrarouge” braodcast, devoted - if one can say - to the phenomenon taboo of the female paedophilia.

And I wished to write this post to inform on this taboo subject. Yes, it is unimaginable taht a mother, a woman can use her own child to appease her own sexual instincts. And yet, that exists.

The most difficult for the victims - apart from the physical, psychic, relational damages - is that this phenomenon is not recognized in France or not enough. Victims, when they deposit a complaint to the police are not taken into consideration, and when they have passed this stage over, the lawsuit often turns to their disadvantage, because they are not believed.

Yesterday evening, the broadcast proposed many testimonies. Among the witnesses, a man, today still unable to dare to engage a relation with a woman, because always taken by the fear generated by the relation dominating (woman)/dominated (him), another man, homosexual, and a woman who seemed to want to erase on her any trace of femininity (shaven head, khaki outfits). But how could it be different ?

While seeing these wounded beings, came back to me the words of judgement or homophobic ones that I sometimes hear. But, how can one judge the other. What do I know from the being in front of me, that gives me the right to label him disadvantagely ? And myself, placed into a similar situation, would I have been as strong as they are today, those who had the courage to testify?

Not, it is a certainty, one cannot judge others!

what do you think on the matter ?

Good weekend nevertheless!

Geraldine

vendredi 7 septembre 2007

Did you know we are "attached" people ?

I'm studying a course of psychology about interactions between children and parents. I worked yesterday evening on "attachment". I can't resist to give you some of what I discovered ! Get ready, it ain't as funny as the "cornichon sauteur"...

The theory of attachment is quite recent. His author John Bowlby, a psychanalist, describes attachment as a "lasting psychological connectedness between human beings".
There are different kinds of attachment styles, from correct one to uncorrect ones. You will find further explanations in http://psychology.about.com/od/loveandattraction/ss/attachmentstyle.htm (English)
and http://www.psynem.necker.fr/PedopsychiatriePsychanalyse/Dossiers/Attachement/BowlbyAinsworthMain/index.htm (French : Avis aux étudiants de l'IED, vous y trouverez tout le cours sur l'attachement, Ainsworth, Main et tutti quanti ! avec le visage énigmatique de M. Pierrehumbert racontant la "strange situation"!)

If a child has not had any chance to get attached to a care giver in his primary infancy, he's getting depressed and let himself dying, even though he's fed normally. No experience of that kind have made made, of course, but these kinds of conditions of living, unfortunatly, can be observed in certain orphanages, where too many children can't be cared after by too few adults.

It's frightening !

The theory of attachment allows to understand what is the link between resilience and attachment. Indeed, some children having lived the same traumatic events don't react the same way at all. Some will remain fragile or worth, deliquents, whereas others will be able to rebuild themselves thanks to the guidance of a "tutor". The difference between these two different behaviors is due to attachment. Those who have never experienced it won't be able to attach to the tutor, the others will be able to, thanks to the experience of attachment in their primary infancy.

La vie tient à peu de choses, n'est-ce pas ?

Ok ! Enough for today !

Enjoy the evening... and the week-end.

A bientôt !

Géraldine