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lundi 12 décembre 2011

Quid de la dette publique ?

Voici une petite vidéo éclairante sur la question qui empoisonne nos oreilles et nos yeux actuellement en écoutant les médias.

bon visionnage !

Géraldine



La Dette publique pour les Nuls par Bonzou

jeudi 22 avril 2010

l'inceste en chiffre et en choc

Là, l'inceste vous avez l'inceste en choc :





Et là, vous aurez l'inceste en chiffre : cliquez ici.

Mardi 4 mai 2010 – Arte – Thema "Crimes d'inceste"

Vous trouverez ci-après le programme d'une émission qui ouvrira probalbement à des réflexions.

70 % des agressions sexuelles au sein même de la famille et deux millions de victimes d’inceste recensées en France d’après les dernières études…
Alors que l’inceste vient d’être inscrit dans le code pénal après un long débat parlementaire, ARTE consacre une soirée spéciale à ce poison qui touche l’ensemble de la famille.
Deux documentaires inédits avec les témoignages poignants de victimes mais aussi d’abuseurs :

> 20.35 : Inceste : familles empoisonnées
de Juliette Armanet et Fabrice Gardel (ARTE France, DOC EN STOCK - 52’)
Ils sont sept. Homme, femmes, mère, jeunes filles, de tous milieux, ils ont entre 23 et 60 ans…
Tous se livrent à visage découvert, avec franchise, avec courage. Chacun raconte son histoire, ses émotions et ses souvenirs. Chaque histoire est unique, mais à sa façon universelle, car chacun raconte les silences, le sentiment de culpabilité bien qu’on soit victime, l’absence de repères, la lâcheté de toute une famille, le rôle terrible de la mère, le déni. L’impression d’être seuls au monde alors que les épreuves traversées sont semblables. Le film met à jour ces mécanismes et montre que l’on ne peut comprendre l’inceste que si l’on considère toute la famille.
> 21.25 : Coupable d’inceste
de Cyril de Turckheim et François Bordes (ARTE France, DOC EN STOCK - 26’)
Cyril de Turckheim et François Bordes dressent les portraits psychologiques de ces hommes qui ont un jour franchi la ligne rouge en abusant leur fille, leur soeur ou leur petite fille… Construit à partir de témoignages, le film est éclairé par des entretiens avec plusieurs experts de renom qui identifient trois catégories d’incestueux : les « névrosés immatures », les « intellectuels pervers » et les « prédateurs sadiques »… Une typologie non figée qui propose une grille de repères.


Suivi d’un débat animé par Daniel Leconte. (DVD disponibles)
Contact presse

Cécile Braun : c-braun@artefrance.fr

01 55 00 72 90

Je vous livre aussi des références très intéressantes d'une victime résiliente qui témoigne :

Pour préparer notre discussion sur cette émission (celle du 4 mai à venir), je voudrais vous présenter mes blogs :
celui de l’auteure obligatoirement anonyme qui n’a pas eu le droit de parler – ce qu’elle disait était inaudible en 1986 – mais qui milite depuis.
J’ai écrit un livre : Viols par inceste , en 1993.
J’ai dévoilé mon secret à mon compagnon allemand qui m’a plaquée lorsque je me suis mise à militer.
http://viols-par-inceste.blogspot.com/
Le second site est un blog documentaire qui rassemble toutes mes lectures sur
l’autofiction, l’inceste et la résilience – AIR
pour étayer un livre que je suis en train d’écrire : Interdits ordinaires.
Mon histoire de cinq ans avec ce monsieur allemand.
http://resilience-autofiction.over-...
Un extrait d’ Interdits ordinaires :
« Toute seule, elle ne pouvait se sortir du chantage. Claude se souvenait du dernier viol. Tout avait commencé par un petit matin prometteur sur le port du Havre. Elle était partie avec son père pour aller ramasser les tendelets pleins d’écrevisses. Au Havre, c’est là que SARTRE avait écrit La Nausée. Sur le chemin, elle avait réussi à dire à son père qu’elle reviendrait moins souvent parce que Bertrand était entré dans sa vie. Il avait ralenti, ses mains tremblaient sur le volant. Il avait arrêté la voiture au milieu de centaines de conteneurs. Au rythme de son halètement, il avait rabattu le siège du passager et s’était glissé entre ses cuisses en la tenant plaquée allongée d’un bras gauche métallique. Il n’avait pas son regard laineux, ses yeux étaient plus de peur et elle avait pu les fixer. « Je n’y arrive pas ! » avait dit son père et elle riait pendant qu’il pleurait.
Elle s’était dédoublée, debout à côté d’elle-même, mais pas très loin cette fois. Ensuite, elle observait cette scène d’un homme coincée sous le tableau de bord de la voiture et elle qui le toisait. Son autre moi avait pu se dégager pour se caler dans le fond de la banquette arrière les genoux repliés sous son menton. C’était fini.
Elle était descendu de la voiture et avait tendu l’oreille. Son propre hurlement de rire qui roulait en écho métallique sur les conteneurs. L’air du large lui fouettait le sang. Elle venait d’avoir vingt-quatre ans et émergeait de quinze ans d’anesthésie. »

vendredi 2 avril 2010

A quelques heures du WE de Pâques... petit coup de gueule !


L'image dépasse parfois la parole...

Mais bon, je vais quand même écrire un mot! Un bon coup de gueule pour tou(te)s les automobilistes (le bon terme est-il automobiliste ou chauffard(e) ?) qui ont décidé que la route leur appartenait et dont l'égoïsme parfois criminel me donne des palpitations cardiaques à cause de ma colère qui enfle.

C'est vrai, c'est quoi ce monde où chacun conduit pour soi ! Le nombre de fois où j'arrive à un rond-point et où je suis obligée de faire triplement attention parce que je ne sais jamais si la voiture qui arrive va quitter le rond-point ou non, puisque le clignotant est muet... Mais c'est quoi cette incivilité ! La voiture, c'est pour conduire, le téléphone c'est pour téléphoner. Alors tou(te)s ces petit(e)s marioles qui font leurs malins(malignes) à conduire en téléphonant, et ben, j'en ai marre... Marre de leur égoïsme, marre de leur irresponsabilité, marre de leur connerie quoi !

J'ai vu récemment le fils (15 ans) d'une amie qui a été renversé sur un passage piéton, devant sa résidence, par un de ces crétins. Résultat, un traumatisme psychique, une opération dans l'après-midi et trois mois minimum de scolarité compliquée... Et encore, c'est un minimum ! Ca aurait pu être pire !
Est-ce que c'est légitime de se faire renverser par un chauffard qui est en train de discuter pour ne rien dire avec son téléphone portable, ou pire encore, envoyer des SMS, MMS ou que sais-je encore, consulter je ne sais quelle connerie sur le net, via un super Iphone !

Franchement, avez-vous déjà pensé aux conséquences de ce type de comportement ? Non, bon, ben alors, REAGISSEZ ! je ne vous parle pas d'aller chez IKEA, mais de ne pas vous servir de ce putain de boitier ou écran tactile quand vous avez charge d'âme, c'est à dire quand vous prenez le volant !

Joyeuses Pâques quand même !

Géraldine

jeudi 18 mars 2010

Amis des portables, le saviez-vous?

Vous trouverez ci-après deux courts articles sur l'utilisation des téléphones portables. Ca laisse pensif...



Le Centre International de Recherche sur le Cancer vient de publier aujourd’hui le 9 octobre 2008 un rapport intermédiaire de la grande étude Interphone qui confirme les risques d’augmentation des cas cancers liés à l’utilisation des téléphones portables. Cancer par cancer, les premières études indiquent clairement que les dangers sont avérés. Guerir.fr vous en faisait part dès le 15 juin, en publiant « l'appel des 20 contre les dangers du portable ».

L’étude INTERPHONE, mise sur pied à l’échelle mondiale pour déterminer si l’utilisation des téléphones portables accroît le risque de cancer et, spécifiquement, si les rayonnements dans les radio-fréquences émis par les téléphones portables sont cancérogènes, approche de sa conclusion. Des études spécifiques ont été réalisées selon les types de cancer : le neurinome de l’acoustique, le gliome, le méningiome et des tumeurs de la glande parotide. Les études, qui utilisaient un protocole commun, ont été réalisées en Allemagne, en Australie, au Canada, au Danemark, en Finlande, en France, en Israël, en Italie, au Japon, en Norvège, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et en Suède. Cette étude prend en compte environ 2600 gliomes, 2300 méningiomes, 1100 neurinomes de l’acoustique, 400 tumeurs de la glande parotide ainsi que des groupes témoins. Il s’agit, de loin, de la plus grande étude épidémiologique de ces tumeurs à ce jour. De fait de désaccord entre chercheurs, ses conclusions ont été plusieurs fois retardées. Le rapport intermédiaire publié ce jour est la première communication officielle.

L’augmentation significative de certains cancers avérée

Pour les gliomes, la mise en commun des données des pays scandinaves et d’une partie du Royaume-Uni a permis de dégager un risque de gliome significativement accru en relation avec l’utilisation de téléphones portables pour une période de 10 ans ou plus ,du côté de la tête où la tumeur s’est développée.

Pour le méningiome, la plupart des études nationales ont apporté peu d’indications d’un risque accru. Le nombre insuffisant des utilisateurs à long terme et des utilisateurs intensifs empêche de conclure de façon définitive à une éventuelle association entre l’utilisation des téléphones portables et le risque de ces tumeurs.

Pour le neurinome de l’acoustique, les analyses d’ensemble des données des pays scandinaves et du Royaume-Uni ont mis en évidence un risque significativement accru de neurinome de l'acoustique lié à des durées d'utilisation de dix ans ou plus, du côté de la tumeur.

Pour les tumeurs de la glande parotide, aucune augmentation du risque n'a été observée

au niveau mondial pour les mesures d'exposition étudiées. Toutefois, dans l'étude israélienne, où les sujets avaient tendance à rapporter une utilisation beaucoup plus intense de téléphones portables, les résultats laissent penser qu'il existe un rapport entre une utilisation intensive des téléphones portables et le risque de tumeurs de la glande parotide.

Au vu de ces conclusions, nous vous rappelons les conseils de prudence déjà publiés le 15 juin dernier par guerir.fr

François Lehn
Journaliste

La rédaction du journal Auto-plus a réalisé des mesures d’émission de téléphones portables lors de situations courantes impliquant l’usage de la voiture. Pour référence, la valeur maximale recommandée pour l’exposition au type d’onde des portables par la commission Européenne est de 0,6 V/m (Volts par mètres).
La première mesure a été réalisée comme cas témoin, lors d’un appel passé en milieu urbain, donc avec un réseau satisfaisant, par un piéton à l’arrêt. Les mesures ont indiqué une émission de 14,9 V/m au début de l’appel puis une émission stable à 5,6 V/m.
Le deuxième test a été réalisé au même endroit que le précédent mais dans une voiture. Là, les chiffres commencent à monter. Au début de l’appel, alors que le portable se connecte, la mesure est passée à 21 V/m puis s’est stabilisée à 10 V/m durant le reste de l’appel. Le simple fait de rentrer dans une voiture double les émissions du portable durant l’appel.

En situation de conduite


Le test s’est poursuivi en situation de la vie courante, à savoir lorsque le véhicule est en marche.
Première situation, en campagne avec un réseau très faible et une seule barre s’affichant sur le portable. L’appareil émet alors 54 V/m pour se connecter au début de la conversation puis se stabilise à 23 V/m. On est donc à une mesure plus de quatre fois supérieure à celle notée lors d’une utilisation courante par un piéton en zone urbaine.
Dernière mesure, sur autoroute avec une couverture réseau satisfaisante : la quantité d’émission a débuté à 26 V/m et s’est stabilisée à 15 V/m, soit trois fois la mesure témoin.

Les plus exposés : les bébés à l’avant


Les journalistes ont cependant noté que lorsque le téléphone est tenu éloigné à plus de 50 cm de l’oreille, par un système main libre ou bluetooth, les ondes sont concentrées autour de l’appareil et les chiffres tombent. A ne pas oublier si vous le portez dans une poche de veste pendant votre voyage.
La pire des situations est causée dans le cas des sièges bébés mis à l’avant, la tête vers le pare-brise, comme le recommande la prévention routière, avec le téléphone placé sur le tableau de bord ou accroché à au milieu de l’habitacle, à proximité de la tête. Le cerveau des enfants en bas âge étant plus perméable aux ondes, le risque d'exposition des cellules aux ondes électromagnétiques est alors maximum.

François Lehn
Journaliste

mercredi 15 juillet 2009

Esprit criminiel ou le n'impote quoi des sciences du comportement !

je viens de regarder la seconde série d'esprits criminels de ce soir sur TF1 et je ne peux m'empêcher de m'élever contre les conneries, il n'y a pas d'autres mots, à propos des déterminants psychologiques des comportements humains.

On y apprend par exemple que l'énurésie nocturne ( le fait d'uriner au lit) serait un déterminant de la sociopathie. C'est absolument faux, il n'y a aucun lien de cause à effet.

On y apprend également que les sujets TOC souffriraient de palilalie (fait de répéter les derniers mots de son interloctueur). Là encore, absolument faux. La palialie se retrouve dans certaines démences de la personne âgée (Démence Fronto Temporale, Alzheimer). On y apprend aussi que les sujets TOC auraient une anomalie du cortex préfrontal et de la zone orbitolatérale (qui soit dit en passant appartient au cortex préfrontal, ce que les auteurs de la série semble ignorer). Là encore, c'est absolement faux. Les sujets schizohprènes présentent des anomalies de cette zone, mais en aucun cas les sujets névrotiques, catégorie à laquelle appartient le sujet TOC.

Conclusion. Continuez de regarder cette série, assez bien montée il est vrai, mais de grâce ne tenez pas pour vrai les élements psychologiques du comportement, et essayez encore moins d'épater copains ou copines avec cette fausse science : vous seriez obligé(e) de faire profil bas face à un(e) étudiant(e) en licence de psychologie... Mauvais plan !

Cela étant dit, bonne série !

Géraldine

lundi 1 juin 2009

une vidéo qui fait réfléchir...

Et vous, ça vous inspire quoi ?

Belle fin d'après-midi,

Géraldine

jeudi 26 mars 2009

Paroles d'Evêques

Dans le contexte actuel de polémiques à propos de l'Eglise Catholique, je vous propose le point de vue de l'actuel évêque de Poitiers, Mgr Rouet, celui de Mgr Dagens, évêque d'Angoulême et celui de Mgr Scherrer, jeune évêque de Laval, histoire de dire qu'il n'y a pas qu'un son de cloche dans l'Eglise Catholique...

Bonne lecture !

Géraldine

Extrait de l’émission Parole à notre évêque le 20 mars 2009

A propos des évènements récents qui ont marqué l’Église : levée des excommunications de quatre évêques intégristes, de l’excommunication à Recife, des propos sur le Sida.


Sans revenir sur chaque évènement récent, je souhaiterais faire quatre remarques. En effet, ce ne sont pas des crises à cause d’un mot ou d’une mauvaise communication. Nous sommes devant des problèmes infiniment plus profonds, dont ces évènements en sont l’illustration. Ils sont les symptômes de malaises plus graves. Notre Église se trouve de par les circonstances, les évolutions, devant quatre problèmes fondamentaux, pour lesquels elle doit faire révision de vie.


1 La première question qui se pose est la prise en compte de la complexité de ce qui est humain. On ne peut pas avoir une morale tellement claire, tellement évidente, tellement impérative qu’aucune exception ne serait jamais possible, qu’il n’y aurait qu’à appliquer des décisions prises par des instances morales. Déjà saint Thomas d’Aquin écrivait que « la première instance morale de l’homme est la conscience éclairée, c’est-à-dire un homme qui s’est informé ». Ce problème est tellement grave qu’une morale qui voudrait répondre à toutes les questions deviendrait immorale, parce qu’elle empêcherait les sujets libres de prendre leurs propres décisions. Cette question est évidemment à la source d’autres problèmes.
Des gens qui critiquent le siècle des Lumières comme étant un siècle de sécularisation et d’éloignement de la religion agissent exactement dans la même logique que ce siècle qu’ils contestent. Ils en sont les enfants, puisque leur approche de l’homme est tellement claire, tellement rationnelle, qu’il n’y aura plus d’obscurité. Pour eux, l’homme déploie son existence dans une clarté dont l’homme est maître à chaque moment ou est capable de le devenir. Il y a là deux aspects. Le premier est la hantise de la rigueur. Rappelons-nous que sur les papyrus qu’on mettait sur la bouche du Pharaon défunt, il était écrit : « je suis pur » cinq fois. Cette protestation était liée à la mort, pour se présenter dans l’au-delà. Justement lorsqu’on est mort, cette complexité humaine s’est éteinte. En attendant, on est toujours dans une sorte « d’entre-deux ». L’autre exemple historique est très parlant. Partout où il y a eu en France des prêtres rigoristes, moralement jansénistes comme on disait à l’époque, dans ces endroits-là, l’athéisme s’est développé. C’est-à-dire qu’une très grande rigueur provoque l’inverse de ce qu’elle recherche. Une très grande rigueur est de soi inapplicable.
Le premier examen est de se rendre compte que l’homme est un être ambigu. Cela ne signifie pas qu’on renonce à la morale, mais cela signifie qu’on renonce à une morale réglementant tous les détails de la vie des hommes et ayant accès aux moindres décisions, comme si elle était un savoir portant sur tout.
Nous nous fondons sur une idée de la nature qui vient du stoïcisme, qui a été commune au Moyen-âge, mais ce que nous oublions c’est que la nature était donnée et qu’il fallait la suivre. Aujourd’hui, pour la science, la nature est ce que l’on a à creuser, à façonner parce que cette nature-là, on ne l’obtient que par l’approche d’une culture. Il faudrait là encore avoir une approche de l’homme qui soit autre. Une fausse clarté finalement naît de trop d’assurances sur des bases contingentes.

2 Le second point est une question classique de théologie : c’est de distinguer les degrés d’engagement dans les paroles du Pape. Tout ce que dit le Saint-Père n’est pas sur le même plan et n’engage pas son infaillibilité. J’ai entendu sur une radio nationale « avec de telles déclarations, le pape met à mal son infaillibilité. » Mais là n’est pas le problème. Jamais une réponse à une question dans un avion n’entre dans le registre d’une parole officielle qui engage l’infaillibilité. Il faut savoir distinguer la parole ordinaire et habituelle du pape et de ce qui relève de son engagement public. Sans cette distinction et ce travail de discernement, on sort du christianisme pour entrer dans une relation du même type qu’un tibétain envers le Dalaï-Lama. Or, ce n’est pas ce que dit le Concile Vatican I. Il faut donc voir quelle est la portée des expressions, le contenu des mots utilisés, les références de base. Autrement dit, toute parole est sujette à interprétation. Sinon ce n’est plus une parole humaine. Dans notre histoire, il faut se mettre au clair sur le sens des mots. Prenons par exemple, le mot « unité ». Il va de la complaisance jusqu’à la communion. Quel sens retient-on ? Où place-t-on l’index ? L’incertitude des mots et la valeur des expressions sont pour beaucoup dans les crises que nous venons de vivre.

3 Le troisième problème est sans doute le plus grave. Il nous faut revoir le positionnement de notre Église dans le monde. C’est-à-dire qu’il faut revoir le mode de présence au monde. On se rend compte que toute parole qui vient d’en-haut, qui n’est pas engagée dans un dialogue, après avoir écouté et entendu l’autre, ne peut plus être une parole crédible. Ce type de parole peut se rencontrer dans des décisions économiques de quelques grands décideurs qui annoncent la fermeture d’une usine dans notre pays. Mais on ne fait pas vivre l’Évangile sur le même mode que celui des décisions économiques. Sinon on sort de la morale chrétienne. « Et toi, qu’en penses-tu ? » dit le Christ. Tant que l’Église va se contre-distinguer de ce monde, tant qu’elle va vouloir vivre dans une nébuleuse ou en état d’apesanteur, elle perd toute crédibilité. C’est un problème pour nous tous, pour le pape bien sûr, mais aussi pour les évêques, pour toutes les communautés chrétiennes. Notre monde n’écoute que ce qui est prononcé à hauteur de visage d’homme. Tant qu’on n’aura pas compris cela, on ne pourra pas être entendu, ni même compris. Nous n’avons pas eu affaire à une erreur de communication, mais à une erreur de point de vue, une erreur de positionnement. La question à se poser est de se demander quelle est notre posture vraie pour être en capacité d’être entendu. On se rend compte que sans partage, il n’y a pas de posture vraie. Aujourd’hui, on ne peut plus annoncer des choses qui passent pour définitives dans une posture sans aucune relation avec la situation prise dans son contexte humain concret. Sinon, cette déconnexion produit du rejet. A trop répéter, on crée de la dévaluation.

4 Une quatrième question se pose : on ne construit pas un avenir de l’homme uniquement en jouant sur le permis et le défendu, parce que la morale ne dépend pas seulement d’une technique. Il faut revenir à la signification humaine des problèmes qui sont posés. C’est très joli de donner un idéal. Le monde n’est quand même pas perpétuellement adolescent… heureusement ! L’idéal, comme l’horizon, est invivable. Car lorsqu’on pense l’approcher, il apparaît toujours plus loin. Le problème n’est donc pas la question de l’idéal, ni même des repères. Tous repères sont forcément dans un environnement donné. Ils ne peuvent être en suspension dans l’air, autour de rien du tout. Si on ne recherche pas un accord commun de sens, à ce moment-là on isole l’Église de sa participation à l’histoire humaine. Elle en sera réduite à se parler à elle-même.

Dans toutes ces questions, il y va de la vie des hommes. Le véritable problème est « qu’est-ce qui fait vivre ? Qu’est-ce qui met debout ? Qu’est-ce qui rend responsable de son existence ? » Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exigence à poser. Au contraire, je suis persuadé qu’il faut en poser, mais pas sous forme manichéenne du tout noir-tout blanc, du permis et du défendu. Regardons l’Evangile. Le Christ dit au paralysé : « Lève-toi et marche ! » Imaginons que l’homme lui réponde : « Je suis bien couché, je n’ai pas envie de me lever ». Le Christ ne va quand même détruire son grabat. Si cet homme ne se met pas debout, il ne pourra pas être guéri. Nos paroles mettent-elles les gens debout ? Sont-elles des paroles de vie ? Voilà pourquoi dans nos paroles, il faut toujours se repositionner par rapport à la vie des gens, par rapport à ce sursaut évangélique.

Y-a-t-il moyen de réduire l’écart entre l’Église et le monde actuel ?

La crédibilité ne se décrète pas. Par conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par l’humilité de partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance et de les aider à se mettre debout. Il n’y a pas d’autres moyens que Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de Galilée. Il n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est en devenant frères que les chrétiens deviennent crédibles. Cela fait vingt siècles qu’on le sait et cela fait vingt siècles, qu’après chaque moment difficile comme celui que nous vivons, il nous faut reprendre les mêmes pas.

+ Albert Rouet
Archevêque de Poitiers



"Je souffre et j'espère pour l'Eglise"

Par Mgr Claude Dagens, Evêque d'Angoulême, de l'Académie française. Vient de publier Méditation sur l'Eglise catholique en France (Le Cerf)

L'Eglise catholique est sur la place publique. Les paroles de ses responsables, principalement le pape et les évêques, suscitent des débats. Tant mieux. Tous les échos que je reçois manifestent de la souffrance et en même temps un profond attachement à l'Eglise. La lettre du pape, la semaine dernière, montre que Benoît XVI a pris en compte ce trouble. Il y a une grande attente vis-à-vis de l'Eglise: qu'elle donne le meilleur, pas la dureté, mais l'amour

Aujourd'hui, nous sommes dans un tintamarre. Nous assistons à un enchaînement de dérapages qui provoque un lynchage médiatique. Tout est mélangé dans la logique implacable et perverse de la culpabilité. S'il y a du mal, il faut chercher des coupables et instruire leur procès. Le mal, ce n'est pas le pape, mais le sida qui fait souffrir et mourir. Je demande d'abord qu'on rende justice au travail de l'Eglise, une des institutions qui fait le plus au monde contre le sida. Je l'ai mesuré dans un diocèse du Burkina Faso jumelé avec le mien. Ce qui prime, c'est l'attention à ceux qui souffrent et qui meurent, pas les règles générales. Il faut avant tout de la compassion et de la compréhension, et pas un jugement. Et quels que soient les moyens techniques de prophylaxie, comme le préservatif, utile en cas de nécessité pour ne pas donner la mort, il faut en appeler à la responsabilité et à l'éducation.

C'est ce qu'a voulu dire le pape. Il faut maintenant passer du choc à la réflexion sur les enjeux profonds, humains et spirituels de la mission de l'Eglise dans le monde. Certains voudraient un rapport d'opposition, de confrontation dure entre l'Eglise et le monde moderne. Ma conviction est que nous devons avant tout pratiquer l'écoute, la compréhension, le dialogue. Cela vaut pour la morale sexuelle comme pour l'engagement social et politique en ces temps de crise. Le concile Vatican II a rappelé avec fermeté que le Christ n'est pas venu pour condamner, mais pour sauver.

Aujourd'hui, je souffre intensément que l'Eglise puisse être réduite - de l'intérieur - ou considérée - de l'extérieur - comme un lieu de condamnation et d'exclusion, une institution durcie sur elle-même, laissant au second plan la manifestation du coeur de Dieu, que nous appelons sa miséricorde. Si nous imposons d'abord des principes moraux, nous créons un déséquilibre grave. Il faut aller à la source de l'Evangile: Dieu sème sa Parole, Il donne et Il se donne aux hommes. Les réponses morales viennent en leur temps. Certains esprits considèrent qu'il faut abandonner le dialogue voulu par le concile. Ces perspectives peuvent entraîner un durcissement de la tradition catholique à laquelle je ne me résigne pas. Nous vivons dans des sociétés qui souffrent, à cause des maladies, du sida, et aussi des violences sociales et économiques. Plus les souffrances sont fortes, plus l'Eglise doit offrir au monde la miséricorde de Dieu. La logique chrétienne n'est pas de chercher des coupables, mais d'arrêter l'engrenage du mal. Je viens d'accompagner un grand malade vers la mort. Cet ami était très critique vis-à-vis de l'Eglise.

Voilà la dernière phrase reçue de lui: "J'ai confiance. Dieu me dira d'abord: Viens dans mes bras." Cette découverte passe par un combat spirituel: oui à ce combat spirituel, non au rapport de force avec le monde !"


Église et Sida. Pour une humanisation de la sexualité.


Depuis quelques semaines, l’Église catholique fait l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent. Or voilà que l’affaire du préservatif revient avec le voyage que vient d’accomplir benoît XVI en Afrique. Le problème est qu’une fois de plus, on a sorti une phrase du Pape de son contexte pour déformer gravement le message qu’il désirait transmettre.

Je me dois par conséquent de relayer ce message dans son intégralité et d’en faire valoir la pertinence et la beauté. Car le Sida est une tragédie terrible contre laquelle il nous faut lutter coûte que coûte. Mais quels moyens proposons-nous pour en sortir vraiment ? Dans la réponse qu’il a apporté à cette question au cours du voyage qui l’acheminait au Cameroun, Benoît XVI a répondu :“Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida avec seulement de l'argent, qui est nécessaire, mais s'il n'y a pas l'âme, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut pas dépasser le fléau avec la distribution de préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. La solution ne peut venir que d'un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l'égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnels pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles”.

Le premier moyen, pour le Pape, c’est donc d'éduquer nos jeunes à la beauté humaine de l'amour et de la sexualité. Or la beauté de l’amour est dans la chasteté, la fidélité et la maîtrise de soi. Bien sûr, cet idéal est élevé et exigeant. Le chemin de l’évangile n’est pas un chemin facile. On ne peut pas reprocher au chef de l’Église catholique de nous rappeler à cet idéal chrétien, même s’il est très élevé. Si, maintenant, on n'arrive pas à vivre la situation telle qu'il la propose, alors, c’est évident, on ne doit pas mettre la vie des autres en danger. Il faut donc dans ce cas utiliser les moyens proposés jusqu’à recourir, s’il le faut, au préservatif pour ne pas risquer d’ajouter un mal à un autre mal. L’Église ne dit pas autre chose depuis dix ans.

Le second moyen préconisé par Benoît XVI, c’est l’assistance médicale aux malades. Depuis de nombreuses années, d’ailleurs, les chrétiens ont été parmi les premiers à se porter au chevet des malades infectés par le virus. Dans le monde, près de 30% des malades atteints du sida sont pris actuellement en charge par des institutions catholiques. C’est le cas en Afrique où l'Eglise a ouvert des dispensaires en grand nombre pour soigner et d’abord aimer les malades. Pour l’Église, le débat sur le sida n'est donc pas théorique, il est d’abord pratique. Il est concrètement du domaine de la compassion et de la charité exercée à l’égard des plus faibles, à savoir ici les malades du Sida en qui les chrétiens reconnaissent le visage du Christ souffrant.

Il n’y a en définitive qu’une unique alternative au drame du Sida, c’est celle qui consiste à humaniser la sexualité. Voilà ce qu’a dit le Pape dans l’avion qui le conduisait en Afrique. À chacun d’y réfléchir en vérité. Si nous voulons en effet que nos sociétés changent, si nous voulons offrir à la jeunesse un chemin qui ouvre sur un véritable avenir, il faudra bien que nous ayons la force de nous affranchir une bonne fois pour toutes de la tyrannie de la pensée unique. C’est peut-être le grand défi que nous avons à relever ensemble. Il nous faut être chrétiens jusqu’au bout. Mais cela ne se fera pas sans courage et sans conversion.

+ Thierry SCHERRER
Évêque de Laval

dimanche 22 mars 2009

I am because we are : sortie le 25 mars

Sur le sida, chacun y va actuellement de son petit commentaire. Le sujet est trop grave pour polémiquer.

J'ai pour ma part trois amis touchés par le fléau. Autant dire que je suis touchée moi aussi ! Cette petite phrase "I am because they are" correspond exactement à ce que je ressens à leurs côtés. If they are no more, I won't be the same. Voilà de quoi introduire le sujet de ce documentaire qui ouvre le yeux, je pense, sur une situation qui dépasse tellement, semble-t-il, ceux qui veulent moraliser le débat.



Bon, je vous en dirai plus lorsque j'aurai vu le film.

bon dimanche !

Géraldine

mercredi 18 février 2009

Insolite : les sous-marins français sont trop silencieux !

Il y a quelques jours, j'ai été suprise d'entendre à la radio qu'un sous-marin nucléaire français et un autre anglais s'étaient rentrés dedans parce que chacun était tellement silencieux qu'il n'avait pas été détecté par l'autre ! L'express nous donne quelques éléments supplémentaires sur cette histoire qui a laissé les autorités aussi silencieuses que leurs engins à missiles nucléaires et autres têtes chercheuses...

Cette information m'a fait réfléchir sur cette fameuse course à l'armement nucléaire et finalement sur le non-sens de la guerre ! Nous vivons en effet dans un monde où des alliés sont allés tellement loin au niveau technologique qu'ils en ont conçu des engins parfaitement silencieux, incapables de se détecter - donc de s'éviter - et qui finissent inexorablement par s'autodétruire ! Etrange retournement des choses ! Cet incident, dont je me réjouis qu'il soit bénin pour les hommes qui se trouvaient à bord et pour l'écosystème marin, nous dévoile l'absurdité de cette logique...

La morale de l'histoire, c'est qu'à vouloir s'armer jusqu'aux dents, ça finit par vous péter à la gueule !

Sur ce, belle journée !

Géraldine

mercredi 11 février 2009

De la bombe !

Soirée TV étonnante, ce soir. Je me suis laissée faire par l'émission d'Elise LUCET : PAC pour Pièces à conviction sur le stockage des déchets issus du nucléaire. Et bien, ça vaut le détour, sauf si vous êtes parano, mais particulièrement si vous habitez Limoges...

Je me demandais depuis longtemps jusqu'où "pouvoir" pouvait rimer avec "se foutre de ta gueule" ! Et bien si la rime n'est pas phonétique, je vous garantie qu'elle est sémantique et plus encore pragmatique ! Bref, une pointe d'humour linguistique pour vous dire que plusieurs ou beaucoup d'entre nous vivent sans le savoir sur une bombe à retardement sanitaire... Si vous habitez en particulier Limoges, je vous conseille vivement d'enregistrer une des rediffusions de l'émission, vous serez surpris de ce que vous y découvrirez.

Allez, je vous laisse programmer vos magnétoscopes pour le Vendredi 13 février 2009 à 00h35 ou Mardi 17 février 2009 à 02h10 sur France 3.


Le monde comme on l'aime en Limousin. En clair, un site non réaménagé après exploitation.
Et par contraste, vous pourrez trouver sur le site d'Areva des photos de sites après réaménagement paysager. C'est très joli.

Douce nuit !

Géraldine

mercredi 31 décembre 2008

pas d'inquétude, en France, tout roule !

Attention - Scoop - rebondissement de l'information : mettez un bon pull et n'ayez plus froid dans le dos !

Voici un second article à propos du décès à l'hopital soit disant faute de lit. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse juger par vous-même de la qualité, précision et honnêteté de l'information dans notre beau pays des droits de l'homme et de la femme !

Le patient mort en attente de réanimation n'aurait sans doute pas survécu, selon le parquet

Les premiers résultats de l'autopsie du patient de 57 ans, mort dimanche matin à Paris après une longue recherche d'un lit en réanimation, laissent penser qu'il n'aurait pas survécu même s'il avait été hospitalisé à temps, a indiqué, mardi 30 décembre, le parquet d'Evry. "Il faut rester très prudent", a précisé le parquet, mais "vraisemblablement si on avait trouvé une place, ça n'aurait pas changé les choses".

L'autopsie réalisée mardi après-midi a permis de mettre en évidence que le décès est dû à un problème cardiaque, et que le cœur du patient était en "très mauvais état". "Il y avait peu de chances de le sauver", a expliqué le parquet, qui a ouvert lundi une enquête pour "recherche des causes de la mort", après une plainte contre X déposée par la veuve du patient pour "mise en péril de la vie d'autrui". Des analyses complémentaires, qui prendront deux à trois semaines, doivent encore avoir lieu, et un collège d'experts, comprenant notamment un cardiologue et un réanimateur, doit étudier le dossier médical du patient.

"CRISE MAJEURE"

Victime de troubles respiratoires à son domicile de Massy (Essonne), cet homme a été pris en charge vers minuit, samedi soir, par une équipe du Samu de l'Essonne avant d'être conduit vers l'hôpital de Longjumeau, où il a fait plusieurs arrêts cardiaques, "jugulés" par un réanimateur des urgences. Mais comme cet hôpital ne disposait pas de lit disponible en réanimation, les régulateurs du Samu de l'Essonne ont recherché une place dans les hôpitaux de la région pendant plusieurs heures, qui ont été fatales au patient.

Cette affaire, ainsi que d'autres survenues ces derniers temps, a contribué à mettre en évidence le malaise de l'hôpital public. Mardi, le principal syndicat de médecins urgentistes, l'AMUF, a demandé à Nicolas Sarkozy de prendre des mesures immédiates. "Monsieur le président, nous souhaitons vous alerter avec solennité, et en toute responsabilité sur la gravité de la situation et vous inviter à prendre immédiatement des mesures conservatoires avant qu'une catastrophe sanitaire ne se produise", écrit Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Dans ce courrier transmis à la presse, il dénonce "l'irresponsabilité" de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, et se dit à l'entière disposition du chef de l'Etat "pour travailler sans délai à la résolution de cette crise majeure qui touche les services d'urgence Samu et SMUR de nos hôpitaux".

L'AMUF estime que les hôpitaux, notamment à Paris, ne sont plus en mesure d'assurer la sécurité des malades en raison des fermetures de lit et de service décidés par mesure d'économie en cette fin d'année.

LE MONDE.FR avec AFP 30.12.08 20h10
Bon alors, si j'extrapole ce que contient cet article et le précédent daté du 29/12, j'en déduis que aujourd'hui aux infos, on nous dit que le chômage a beaucoup augmenté au mois de novembre. Mais je pense qu'avec le passage en 2009, j'entendrai aux infos vendredi qu'en fait, non il a même plutôt baissé...
Ben, j'applique le raisonnement par analogie enseigné l'an passé par notre cher Monsieur Meunier ! Et alors, j'ai pas tout compris ? Ben ça alors !
Belle année quand même !
Géraldine

lundi 29 décembre 2008

De grâce, ne tombez pas malade pendant les fêtes !

Voici un article du monde qui fait froid dans le dos ! Un conseil, évitez les AVC et autres déconvenues médicales pendant les fêtes... Attendez l'année prochaine pour un pépin de santé... quoique !

Les urgentistes font de nouveau entendre leur voix après la mort d'un homme qui n'a pu être soigné à temps

Faute de place en réanimation dans un hôpital de la région parisienne, un homme âgé de 56 ans est mort aux premières heures de la matinée, dimanche 28 décembre. Victime d'un malaise cardiaque à son domicile de Massy (Essonne), dans la soirée de samedi, ce patient a été admis dans un service de réanimation six heures après sa prise en charge par le SAMU qui lui avait prodigué les premiers soins.

Dans un premier temps, le malade avait été dirigé vers l'hôpital de Longjumeau (Essonne) qui ne dispose pas de matériel adapté pour faire face à ce type d'urgence. Il avait été transporté là, dans l'attente de trouver un établissement hospitalier qui aurait pu procéder à une coronarographie.

CINQ PLACES

Après s'être adressée en vain à 27 hôpitaux de la région Ile-de-France, l'équipe du SAMU a fini par trouver une place à l'hôpital Lariboisière à Paris. Il était près de 6 heures. Trop tard. Le patient est mort dans l'ambulance juste avant son arrivée. "La sécurité des patients n'est plus assurée dans les hôpitaux en Ile-de-France pendant cette période de fêtes", s'est indignée l'association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Selon cette association, qui a révélé cette affaire dans la soirée de dimanche 28 décembre, la situation des services d'urgence de la région parisienne serait "catastrophique".

Toujours selon l'AMUF, à 19 heures, ce même dimanche, ces services étaient "saturés" et plus aucune place n'était disponible en réanimation dans les départements voisins de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val-de-Marne. De son côté l'assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a indiqué qu'à 16 heures, dimanche, il restait cinq places de réanimation en Ile-de-France.

Pour Bruno Fagganielli, secrétaire général de l'AMUF, "les hôpitaux n'ont plus les moyens de prendre des remplaçants" pendant les périodes de congés. Aussi, face à ce manque de personnel, l'administration aurait choisi de fermer des lits de réanimation. En grève depuis trois semaines, les urgentistes redoutent "une catastrophe sanitaire" et déplorent "la surdité du ministre de la santé et de la direction des hôpitaux".

Lundi matin, "dans l'attente d'informations plus précises", le ministère de la santé joint par Le Monde n'a pas commenté ce nouveau drame. Un porte-parole précisait toutefois qu'au cours des cinq dernières années, le "plan urgence" avait permis de débloquer 500 millions d'euros et de créer 5 200 emplois et 7 500 lits, "exclusivement consacrés aux urgences". "Contrairement à ce qu'affirme l'AMUF, le nombre des services d'urgence n'a pas diminué. Il y en avait 657 en 2007 dans toute la France, contre 655 en 2005", a conclu le porte-parole.

Yves Bordenave (avec AFP)
LE MONDE 29.12.08

Da Vinci Code : vous êtes vous fait "rapter" ?

En surfant sur le net, je découvre l'article que je vous partage. J'aime bien le point de vue, car voici un chrétien qui ne répond pas "oeil pour oeil, dent pour dent" aux provocations de l'auteur... Rare !

bonne lecture,

Géraldine

Da Vinci Code : fiction ou mensonge ?


Le romancier américain Dan BROWN a écrit Da Vinci Code qui a ravi des millions de lecteurs en France. Je l’ai lu et je me suis moi-même laisser ravir par l’intrigue et le secret. Revenant à moi, je prends conscience que le ravissement était plutôt un rapt et que je me suis laissé posséder. Me voici donc dans l’obligation de faire la lumière sur le mensonge pour rendre au lecteur sa liberté.

Si l’auteur avait annoncé que son roman était une pure fiction, je ne me serais pas offusqué. Mais il écrit en préface : « Toutes les descriptions de mouvements, d’oeuvres d’art, de documents et de rituels sacrés sont avérées » (page 9). Or ses sources sont plutôt avariées qu’avérées. Il fait passer pour vrai ce qui est le fruit de son imagination ou de ses mauvaises intentions. En voici quelques indices parmi d’autres, relevés au fil de la lecture.

Il écrit que la société secrète du Prieuré de Sion a été fondée en 1099 après la première croisade (ch 37). Or ce Prieuré a vu le jour dans l’imagination de Pierre PLANTARD qui en a déposé les statuts le 7 mai 1956 à la sous-préfecture de Saint Julien en Genevois, en Haute Savoie. Son successeur à la tête du dit prieuré, GINO SANDRI, a reconnu que tout n’était que pure invention.

Il parle de « dossiers secrets » déposés à la Bibliothèque nationale. « Catalogués sous le côte 4° lml 249, ils avaient été authentifiés par de nombreux spécialistes » (ch 48). Ils font mention de noms illustres parmi les soi-disant membres du Prieuré : Isaac Newton, Botticelli, Victor Hugo et Léonard de Vinci. La farce continue puisque le dit PLANTARD a lui-même déposé à la Bibliothèque nationale ces faux parchemins détaillant sa soi-disant royale ascendance mérovingienne, l’imaginaire fondation du Prieuré de Sion en 1099 et la liste de ses grands maîtres, dont Léonard de Vinci.

Nous sommes bien sûr profondément touchés quand Dan BROWN prétend que l’Eglise aurait caché la vérité sur Jésus et Marie Madeleine. « Une grande partie de ce que l’Eglise nous a enseigné sur Jésus est tout simplement faux » (page 294). Constantin aurait réécrit les évangiles et brûlé tous les livres antérieurs. Et l’auteur cite ses sources : les manuscrits de la mer morte découverts à partir de 1947, les documents de Nag Hammadi découverts en Haute Egypte en 1945, le document Q et les évangiles apocryphes. Qu’est-il écrit à propos de ces documents et que sont-ils en vérité ?

A propos des manuscrits de la mer morte : « Heureusement pour les historiens, certains de ces évangiles interdits ont survécu. On a découvert en 1947 les manuscrits de la mer morte dans une grotte, à Qumram, en plein désert de Judée » (ch 55). Ces manuscrits révèleraient la véritable nature de Saint Graal qui, selon l’auteur, est l’union de Jésus avec Marie Madeleine. Or ces manuscrits, non seulement ne sont pas des évangiles, mais ils ne contiennent aucune mention de Jésus.

Sur les documents de Nag Hammadi, l’auteur dit ceci : « On avait trouvé en 1945 les parchemins coptes de Nag Hammadi. Tous ces textes racontent la véritable histoire de Graal, tout en relatant le ministère de Jésus sous un angle humain » (ch 55). Or ces manuscrits coptes sont du … 4ème siècle et ils appartiennent au milieu de la gnose, hérésie qui se caractérise par le mépris de la chair et de la sexualité.

Parlons enfin de ces évangiles apocryphes dont l’auteur affirme qu’ils sont antérieurs aux évangiles canoniques de Mathieu, Marc, Luc et Jean : « C’est là, écrit-il, que se place le virage décisif de l’histoire chrétienne. Constantin a commandé et financé la rédaction d’un Nouveau Testament qui excluait tous les évangiles évoquant les aspects humains de Jésus » (ch 55). Or c’est plutôt l’inverse qui est vrai. Le Nouveau Testament est composé de livres qui ont fait dès la fin du premier siècle l’objet d’un consensus dans toutes les communautés chrétiennes. Les apocryphes sont plus tardifs et furent écrits à partir du 2ème siècle.

Prochainement, un film sortira sur les écrans et ouvrira même le prestigieux festival de Cannes. Il s’inspire du roman dont il reprend le titre « Da Vinci Code » ». Nous entraînera t-il dans une « vraie » fiction ? Aura-t-il ou non levé les ambiguïtés du mensonge ? Osons l’espérer. Comme le roman, le film parlera de Jésus et de Marie Madeleine. Alors parlons-en. Oui, parlons et témoignons de leur vrai visage et de leur message selon notre foi. Message d’amour et de pardon, message de salut et de résurrection. Marie-Madeleine, pécheresse pardonnée et apôtre des apôtres, femme choisie pour annoncer l’amour plus fort que la mort. Jésus, le Christ, le plus humain de tous les humains, vrai homme et vrai Dieu, Fils et envoyé de Dieu pour diviniser l’humain et le sauver. Dans le Christ, le plus humain est le chemin vers Dieu.

Christophe DUFOUR
Evêque de Limoges

Eglise de Limoges, n°9, mai 2006

mercredi 28 mai 2008

réflexions autour de l'humanité

Je viens de regarder l'émission faites entrer l'accusé sur Patrick Tissier. Vous trouverez quelques éléments sur ce multi-récidiviste en cliquant sur l'image ci à gauche. Je n'ai pas pu me résoudre à mettre sur mon blog la photo de cet homme. Emission intéressante qui relate, une fois encore les actes d'un psychopathe.

psychopathe, un mot qui nous est familier et en même temps confus. La psychopathie est un trouble de la personnalité. Elle s'ancre la plupart du temps sur une organisation limite ou borderline. Cette organisation psychique est particulière et malheureusement plus courante qu'on ne l'imagine, même si toutes les personnes à organisation limite ne sont pas des psychopathes. La plupart, fort heureusement ont des troubles bien mineurs de la personnalité. L'organisation limite, donc est caractérisée par une angoisse liée à la peur d'être abandonné. Cette angoisse de l'abandon induit un mécanisme de défense particulier : le clivage. Cela signifie que son psychisme comporte des compartiments hermétiques, celui des "bons" objets, dans lequel se trouve la "bonne partie de lui-même" et des "bonnes" personnes, selon sa manière d'appréhender la réalité. Un autre compartiment existe, celui des "mauvais" objets, de la "mauvaise partie de lui-même" et des "mauvaises" personnes. Ce clivage explique des changements de comportements et d'humeur très brusques. Il explique aussi qu'une personne peut être catégorisée par un sujet à organisation limite comme "bonne" à un certain moment de sa relation avec lui, puis basculer dans le compartiment "mauvais" si le sujet à organisation limite perçoit de la part de cette personne un abandon, par exemple. Enfin, un sujet à organisation limite est caractérisé par une relation aux autres dite anaclitique. Cela signifie que ce sujet ne perçoit pas autrui comme un être libre de sa vie et indépendant, mais comme "quelqu'un" qui va être utilisé pour combler cette faille à l'intérieur de lui, créee par cette angoisse de l'abandon. Voilà pour quelques éléments de psychopathologie qui permettent de mieux comprendre les actes de P. Tissier. P. Tissier est en effet le cadet d'une famille décrite comme violente et il est abandonné par sa mère à l'âge de 11 ans.

Le terrain d'une organisation limite est donc présent chez P. Tissier. Mais une question se pose néanmoins, c'est le fait qu'on peut trouver dans notre société d'autres adultes ayant eu une enfance présentant les mêmes caractéristiques que P. Tissier, et qui pour autant ne se sont pas comportées comme lui. Dieu merci ! On ne peut avancer aucune réponse à cette question. La réponse se trouve dans le psychisme de Tissier, insondable.

Mais les actes de P. Tissier pose également une autre question. Quels moyens doit mettre en oeuvre la société pour se protéger de P. Tissier. Question délicate. Réponse aussi délicate. De réponse, je n'en ai pas. J'ai simplement quelques réflexions issues de cette enquête. Peut-on laisser en liberté des sujets dont on a évalué psychiatriquement, après plusieurs récidives, qu'ils sont des pervers narcissiques? Les arguments contre la peine de mort tiennent-ils toujours face à des êtres qui prennent plaisir à violenter sexuellement puis tuer, de manière intentionnelle, d'autres personnes d'âge divers, adulte et enfant? Pourquoi les études psychiatriques sur les pervers narcissiques sont-elles si peu nombreuses? Pourquoi la recherche en psychologie et en psychiatrie ne se s'intéressent-t-elles pas plus à l'étude de critères d'évaluation de la dangeurosité de ces sujets? Si ces sujets sont très difficiles d'accès, voire impossible, du fait de ce "switch" incontrolable entre l'un et l'autre des compartiments psychiques, des études pourraient néanmoins avoir lieu sur des sujets qui purgent une peine pour des actes criminels récividés.

Alors voilà, je vous livre mes réflexions de ce soir... Je n'ai aucune réponse, mais des questions, et un peu de révolte quand même vis à vis du peu d'efforts que mettent les politiques à considérer avec urgence ce problème. La seconde partie de l'émission de C. Hondelatte fait bien ressortir d'ailleurs ces lacunes terribles.

Voilà, c'était la pensée du soir, un peu "prise de tête", j'en conviens. Alors promis, il y aura bientôt des posts un peu plus drôles.

Vos commentaires sont les bienvenus... C'est tout l'objet de ce blog "invitation au dialogue"...

Géraldine

lundi 26 mai 2008

Trade ! Are you sure ?

Merci Canal+ pour cette offre bien sympathique d'offrir aux abonnés de Free la vision en clair de leurs programmes pour quelques temps (je ne sais pas quand l'offre prendra fin...). En tout cas, je viens de regarder un film qui mérite d'être mentionné. Trade. Un film qui fait froid dans le dos, tant il montre l'immoralité et l'inhumanité du monde qui nous entoure. Ce film met en scène un ado de Mexico, dont la jeune soeur de 13 ans a été enlevée en pleine rue pour un traffic sexuel. Belle épopée de ce jeune qui rencontre un adulte qui va pouvoir l'aider dans sa quête. Je ne vous en dis pas plus pour que vous ayez l'opportunité, soit de le regarder sur Canal lors d'une prochaine diffusion, soit de le louer pour une longue soirée d'hiver ou d'été.

Ce film est beau d'abord parce qu'il évoque sans montrer la violence à nue. Ainsi, il ne peut "exciter" les pervers du genre. Exit ! Il est beau ensuite, car le metteur en scène aritcule très habilement ce qui caractérise ce qu'il y a de plus abjecte en l'homme (au sens générique d'ailleurs, car le genre féminin y est dépeint également dans toute sa non-maternité, si l'on peut dire !) et ce qu'il y a de grand dans l'homme l'amour fraternel, la confiance et l'entraide dénuée d'intérêt.

Bref, un film qui nous fait découvrir un monde que l'on ignore le plus souvent (remarquez heureusement, c'est insupportable) et qui nous redonne aussi espoir dans l'humanité (cf mon précédent post).

Sur ce bella notte ou buon giorno !

Géraldine

I am because we are

I know you may be fed up with me talking too much of Madonna on that blog, since a few weeks. but that woman has some interesting messages to share. And I can't prevent myself from suggesting you to listen to that interview about her film I am because we are.

Here are a few words from Madonna, taken from this interview :

I often feel that we’re the one that have it wrong. In spite of all the devastation they have a sense of community and extended family that I haven’t seen anywhere else.

I don’t have that joy and I don’t have this kind of appreciation. I do in moments but not on a regular basis. I think that comes from really living in the moment without a lot of distractions, which we have so many of. And not knowing if the next day is going to come . I think complaining, feeling sorry for yourself, being bored, those are luxuries people in Malawi can’t afford.

J'ai souvent la sensation que nous n'avons rien compris. Malgré la dévastation, ils ont le sens de la communaité et de la famille étendue, comme je ne l'ai vu nul part ailleurs.
Je n'ai pas cette joie et cette manière d'apprécier les choses. Enfin, si parfois, mais pas de manière naturelle. Je pense que cela vient vraiment du fait qu'ils vivent sans beaucoup de distractions, contrairement à nous qui en avons tant. Et ne pas savoir si demain viendra. Je pense que se plaindre, se sentir désolée pour soi-même, être las, ce sont des luxes que les gens du Malawi ne peuvent pas s'offrir.

Well, it makes me think back of all the sadness we see on people's faces in the streets or in cars. This morning, when I took up my car to go to work, I saw a man next to me, sad and irritated because there was a small jam. On his car, on could see "Je roule au naturel" (I drive green), and I added to myself "ben ouais, mais t'es pas détendu" (for sure, but you'd better be more cool with life).

What Madonna says is true and could be summed up this way :"the more we get, the less you are". When will we understand, that more important than all the technical stuff proposed every where in our countries, is the ability to smile to someone you cross in the street, to try to drive or behave with respect to one another?

OK, I'm not gonna tell you I'm a saint. I'm not. I sometimes get mad when people lack of repsect for myself. And it's only because I'm so much fed up with living with those strange people environning me and behavoring as if we were not alike. What does brotherhood mean in our world? If you got a problem, people try to f*** you more as those awful birds flying around corpses. Couldn't we change and try to be more human ?

OK, enough for today. But think about what Madonna said. If we paid more attention ot one another, we probably would feel less alone and depressed.

Enjoy the rest of the day. Here, in the south of France, bad weather, between wind and rain !

Géraldine

vendredi 23 mai 2008

Change the world?

En ce temps du festival de Cannes, je regarde avec plaisir le Grand Journal sur Canal + et j'ai été frappée hier par les paroles du groupe NTM (Nique Ta Mère, pour les intimes).

Les deux jeunes gens du groupe NTM se trémoussaient comme les rappeurs savent si bien le faire en incitant à la violence, la destruction de tout ce qui peut évoquer de près ou de loin le pouvoir en France. Dommage, le groupe ne nous incitait qu'à "foutre le feu" ! Et après, quand on a "cramé" l'Elysée et tous les mecs pleins de blé, qu'est ce qu'on fait? Pas de chance pour moi, la chanson ne le disait pas. Ce groupe m'a profondément agacé, car je trouve ridicule d'inciter à tant de haine, quand on n'est pas capable de se bouger le C** pour faire avancer les choses. Inciter à la haine, c'est facile, dealer, c'est facile, trimer pour élever des enfants ou se reconvertir professionnellement pour coller à la réalité de notre société, ça commence à l'être beaucoup moins. Sont-ils capables de le faire, ces deux là, avec leur T-Shirt "Diesel" (hors de prix, comme l'essence, d'ailleurs :< ) sur la scène de Canal + à Cannes ? Bref, fallait que je pousse un coup de gueule. Je déteste la médiocrité et la bétise. Voilà, c'est dit ! Et Cannes est vraiment étonnant, car la veille, Madonna était aussi passée au Grand journal suite à la projection de son film "I am because we are". Côté provoc', elle est a fait Madonna, elle en fait encore, et elle en fera toujours. Mais la veille, en prenant le micro, elle avait avancé un autre point de vue que NTM pour faire avancer le monde. "Si vous voulez changer le monde, , changez-vous vous-même", a-t-elle proposé.


Voilà. A vous de choisir votre camp maintenant "foutre le feu" ou "se changer soi-même"! Vaste programme !

Belle journée !

Géraldine

mercredi 9 avril 2008

Le monde des puces en surchauffe !

Anciens collègues ou amis de promo,

voici une nouvelle (article du Monde paru le 4 avril dernier) qui a été peu divulguée dans les médias et que je vous livre pour info : ça chauffe à ST !

Les salariés en grève de STMicro, "naufragés du CAC 40", rêvent d'"un mouvement unifié"

Ils s'appellent les "naufragés du CAC 40". Ces salariés de STMicroelectronics campent depuis 15 jours sur un petit rond-point situé devant leur usine de Rousset (Bouches-du-Rhône) bravant mistral, pluie et neige. Les pieds dans la boue, ils ont tendu des bâches pour protéger leurs lits de camp et leur cuisine de campagne. Autour de ce réduit qu'ils ont baptisé "notre bateau", des braseros brûlent des palettes pour les réchauffer.

En ce 3 avril, ils ont organisé un pique-nique de solidarité avec les unions syndicales départementales. Mais ils doivent surtout décider de la suite à donner à leur action.

Deux jours plus tôt, Jérôme Poulet, de la CFDT, commentait ainsi la deuxième négociation tenue le 31 mars à l'inspection du travail d'Aix : "Je vais vous parler des avancées (obtenues) depuis la semaine dernière... En fait, il n'y a pas eu d'avancée !" Et de détailler les propositions de la direction : "2,7 % (de hausse des salaires) en moyenne, dont une partie au mérite", une augmentation de la prime industrielle de 200 euros - de 500 euros pour les mois en cours, et de 100 euros pour les autres "sous réserve que l'absentéisme collectif soit inférieur à 5 %" - et des modalités de paiement des jours de grève améliorées. " On s'est pas mis en grève pour le paiement des jours de grève", ajoutait alors Yann Moret, responsable CGT, qui rappelait "les 3 % qu'on demande depuis des semaines - et pas en prime".

IRRÉDUCTIBLES


Mardi midi, comme mercredi soir, la poursuite de l'action a été votée à l'unanimité de la petite centaine de salariés présents, tous opérateurs ou techniciens. Les 1 200 cadres - sur 2 800 salariés - ne participent pas à la grève.

Pour expliquer cette ténacité, M. Moret explique que "ça chauffait depuis longtemps et en particulier depuis la préparation de la négociation annuelle obligatoire (NAO)". Les propositions de la direction y étaient apparues d'autant plus inacceptables aux grévistes que "Carlo Bozotti, notre patron, s'est augmenté de 119 % et que la boîte a versé 209 millions d'euros aux actionnaires", précise le syndicaliste.

Interrogée, la direction explique, pour sa part, que le taux de grévistes "ne dépasse pas les 5 % des effectifs". Elle souligne aussi que la "prime industrielle a été augmentée de 200 euros" et qu'un effort particulier a été fait pour les bas salaires.

Les grévistes, qui affirment représenter une plus forte proportion des salariés, craignent que la direction joue la carte du pourrissement du conflit : la production du site a pu reprendre depuis que le piquet de grève a été contraint par la justice de laisser entrer les camions de livraison. Ils en veulent surtout à l'Etat, qui vient d'augmenter sa participation au capital à 13,77 %, et dont les dirigeants, insiste M. Poulet, "parlent tous les jours de pouvoir d'achat, mais refusent les augmentations de salaires".

L'espoir de ces irréductibles est que leurs collègues des autres sites les rejoignent. Selon Marc Leroux, délégué central CGT de STMicroelectronics, il y a des "assemblées de protestation régulières à Grenoble et des débrayages à Crolles (Isère), en particulier les week-ends". Mais, à son grand regret, il n'y a pas encore de "mouvement unifié".

Michel Samson
Article paru dans l'édition du 04.04.08.

mercredi 23 janvier 2008

Facebook II, le retour !

Ca y est, j'ai compris l'intérêt de Facebook. Si vous voulez comprendre aussi, lisez donc l'article du Monde ci-dessous.

© Le Monde.fr

Non, bien sûr que je n'ai toujours pas compris, mais je me rends compte, et ce n'est pas la première fois, que le Net est un moyen exceptionnellement puissant pour les usurpateurs. C'est bien dommage !

Belle soirée, quand même !

Géraldine