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vendredi 5 mars 2010

N'oubliez pas le peuple d'Haiti

C'est toujours pareil avec les catastrophes en tout genre, les média en font tout un plat pendant quelques jours, et puis on passe à autre chose. Pourtant, la détresse du peuple haïtien est toujours là-bas. Alors une petite piqure de rappel pour continuer à donner. Vous trouverez ici un lien vers les Oblats de Marie, qui ont une congrégation en Haïti et s'engagent à reverser l'intégralité de vos dons au peuple haïtien.

Je vous laisse aussi une belle version de "Like a prayer" interprétée pour susciter les dons.

Belle journée !

Géraldine

mercredi 1 juillet 2009

rétrospective en image : l'histoire d'une métamorphose...

1978

1981

1983

1988

1991

Ces derniers mois pour un shooting... Est-ce toujours la même personne ?

Autre question : Pourquoi la chirurgie s'appelle-t-elle esthétique ?

Belle journée,

Géraldine

vendredi 26 juin 2009

hommage à Mickael Jackson...



une hommage sous forme de cette chanson que j'ai toujours beaucoup aimée...

Géraldine

lundi 15 juin 2009

Les Aixois retournent aux urnes les 12 et 19 juillet...

Amis Aixois,
vous trouverez ci-après un article paru dans la Provence, le 9 mai dernier à propos des élections à venir.

Bonne lecture... et bon vote !

Géraldine

Après l'annulation à Aix, la course contre la montre a démarré

La nouvelle campagne municipale a déjà commencé

L'UMP repart à l'identique ou presque

"Par respect pour les Aixois...", Maryse Joissains a annoncé, hier, qu'elle repartait avec la même liste. À deux exceptions près. Olivier Naslès, qui avait démissionné au lendemain de l'élection, est remplacé par Victor Tonin, médecin et membre du CIQ Mazarin. L'homme, qui était sur la liste au début de la campagne de 2008, s'était retiré en cours de route : "Il avait eu des problèmes avec l'ordre des médecins mais il a été blanchi, depuis", souligne Maryse Joissains. Le conseiller général UMP Jean-Pierre Bouvet, qui n'avait pas souhaité se représenter en 2008, se serait mis à la disposition de la tête de liste. L'entourage proche de Maryse Joissains voulait donner hier le visage de l'optimisme : "On repart et on va se battre comme des lions", assurait Patricia Larnaudie, adjointe à l'Éducation (gauche moderne). L'état-major de l'UMP a fait le job. Renaud Muselier, le patron de la fédération d'abord. "Elle est un excellent député-maire. Elle a une parfaite vision de sa ville et de son développement. Elle sait défendre son territoire et gérer son intercommunalité", a-t-il déclaré. Jean-Claude Gaudin, lui, insiste dans un communiqué sur le fait que "Maryse Joissains a déjà fait la preuve de sa capacité à sortir victorieuse des campagnes difficiles." Une nouvelle commence.

Le Modem appelle à l'Union
"Errare humanum est, perseverare diabolicum..." L'erreur est humaine, s'enferrer dans les mêmes guerres d'ego serait, selon François-Xavier de Peretti, ex-tête de liste MoDem, une hérésie. Après avoir tenté une union avec les Verts, des anciens proches de Maryse Joissains, dont Stéphane Salord, et des membres de la société civile en 2008, le professeur de philosophie est prêt à jouer la sagesse. "J'appelle à l'union la plus large. Si je dois rassembler en mon nom, je le ferais volontiers. S'il y a une meilleure solution, j'y réfléchis volontiers." FXdP estime "qu'il faut saisir cette chance historique et monter une liste d'intérêt local qui rassemble l'opposition (à Maryse Joissains) et qui ne soit pas un rassemblement d'appareils politiques". Lui qui n'avait pas réussi à faire rentrer le dissident PS Michel Pezet dans son giron en 2008, souhaite une union "dès le premier tour". Avec l'appui des Verts, dont la cote de popularité a flambé aux Européennes, le front anti-Joissains devra aller chercher des appuis plus à gauche : avec André Guinde, comme tête de liste PS, le jeu des alliances prend un nouveau tournant... Si Stéphane Salord ne réclame pas sa part de lumière en tant que "tombeur" de Maryse Joissains. Hier soir, une partie des anciens de l'Union pour Aix était déjà sur le pied de guerre.

Le Nouveau centre cherche sa place
Pendant ce temps-là, Bruno Genzana, ancien adjoint de Maryse Joissains parti sur la liste de François-Xavier de Peretti attend. Une annonce officielle de l'UMP, d'abord, et le résultat de la réunion qu'il tiendra ce soir avec les 11 colistiers UMP qu'il avait emmenés sur la liste de Peretti en 2008. "En tant que chef de file du Nouveau centre à Aix, je suis dans la majorité présidentielle, je sors d'une élection européenne, j'appartiens à ce camp, je me tourne donc vers mes partenaires, déclarait-il, hier soir. J'ai tiré les enseignements d'une union qui n'a pas fonctionné."

Le PS fait du neuf avec du vieux
Bien avant l'annonce par le Conseil d'État, Jean-Noël Guerini, président du Conseil général et homme fort du PS, aurait exigé de ses troupes de se trouver immédiatement en ordre de marche. Pour ne pas répéter la désastreuse campagne de l'an dernier où l'affrontement au couteau entre Alexandre Medvedowsky et Michel Pezet avait, bien avant le scrutin, anéanti les chances socialistes, même face à une droite divisée. Cette fois, c'est autour d'une tête de liste plus consensuelle, André Guinde que le PS, affichant désormais une section unique à Aix, entend réunir une "large union". Pour Jean-David Ciot, nº2 de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, "il est nécessaireque les socialistes soient rassemblés pour que l'ensemble de la gauche puisse porter une alternative" à l'équipe Joissains. Le conseil fédéral devait, hier soir lors d'une réunion à Marseille, entériner cette stratégie.

L'Extrême gauche toujours partante
La gauche de la gauche, jusqu'ici partie intégrante du groupe d'opposition Aix pour Tous, estime qu'une "nouvelle chance s'offre aux Aixois" et que, selon son représentant Rémy Jean, "le rassemblement de toute la gauche dès le premier tour est un impératif". Reste à savoir si cette union pourra résister à l'éventuelle présence du MoDem -et notamment de François-Xavier de Peretti- qu'appellent de leurs voeux les élus socialistes.

Les écologistes veulent exister
Le Partit Occitan, que représente Hervé Guerrara à Aix, s'est mobilisé au sein d'Europe Écologie lors de la campagne européenne. Un mouvement qui a réalisé un score historique dimanche soir à Aix (21,64%), devançant même les suffrages socialistes (14,32%)... Mais ce succès est-il exportable sur le terrain aixois ? "Il faut capitaliser cet acquis fabuleux, analyse Hervé Guerrara, et nous avons une grosse responsabilité par rapport aux électeurs. Mais il faut garder la tête froide et réfléchir." Même discours du côté d'Annick Delhaye, chef de file des Verts du pays d'Aix. "Il ne faut pas se tromper d'élection. Mais c'est vrai que dimanche la donne a changé. Les Verts ont reconstitué un groupe performant." Annick Delhaye n'exclut pas que les écologistes (Verts, mais aussi associatifs, personnalités de la société civile) puissent présenter une liste autonome. Et entend ne pas répéter le scénario de la division. L'an dernier, Cyril Di Méo, qui représentait le parti écologiste au conseil municipal, s'était rangé du côté du MoDem. Il a été depuis exclu des Verts avec ses colistiers dissidents.

L'extrême droite veut revenir
Absent dès le premier tour en mars2008 pour cause de liste déposée hors délais, le Front national, emmené par Pierre-Louis Caussé, espère cette fois-ci "rassembler toute la famille nationaliste, patriote et identitaire"... Jean-Louis Garello, pour la liste des Droites aixoises, "réserve pour l'heure sa réponse quant à une éventuelle participation au prochain scrutin".
Julien Danielides, Alexandra Ducamp et Nicolas Rey

jeudi 26 mars 2009

Paroles d'Evêques

Dans le contexte actuel de polémiques à propos de l'Eglise Catholique, je vous propose le point de vue de l'actuel évêque de Poitiers, Mgr Rouet, celui de Mgr Dagens, évêque d'Angoulême et celui de Mgr Scherrer, jeune évêque de Laval, histoire de dire qu'il n'y a pas qu'un son de cloche dans l'Eglise Catholique...

Bonne lecture !

Géraldine

Extrait de l’émission Parole à notre évêque le 20 mars 2009

A propos des évènements récents qui ont marqué l’Église : levée des excommunications de quatre évêques intégristes, de l’excommunication à Recife, des propos sur le Sida.


Sans revenir sur chaque évènement récent, je souhaiterais faire quatre remarques. En effet, ce ne sont pas des crises à cause d’un mot ou d’une mauvaise communication. Nous sommes devant des problèmes infiniment plus profonds, dont ces évènements en sont l’illustration. Ils sont les symptômes de malaises plus graves. Notre Église se trouve de par les circonstances, les évolutions, devant quatre problèmes fondamentaux, pour lesquels elle doit faire révision de vie.


1 La première question qui se pose est la prise en compte de la complexité de ce qui est humain. On ne peut pas avoir une morale tellement claire, tellement évidente, tellement impérative qu’aucune exception ne serait jamais possible, qu’il n’y aurait qu’à appliquer des décisions prises par des instances morales. Déjà saint Thomas d’Aquin écrivait que « la première instance morale de l’homme est la conscience éclairée, c’est-à-dire un homme qui s’est informé ». Ce problème est tellement grave qu’une morale qui voudrait répondre à toutes les questions deviendrait immorale, parce qu’elle empêcherait les sujets libres de prendre leurs propres décisions. Cette question est évidemment à la source d’autres problèmes.
Des gens qui critiquent le siècle des Lumières comme étant un siècle de sécularisation et d’éloignement de la religion agissent exactement dans la même logique que ce siècle qu’ils contestent. Ils en sont les enfants, puisque leur approche de l’homme est tellement claire, tellement rationnelle, qu’il n’y aura plus d’obscurité. Pour eux, l’homme déploie son existence dans une clarté dont l’homme est maître à chaque moment ou est capable de le devenir. Il y a là deux aspects. Le premier est la hantise de la rigueur. Rappelons-nous que sur les papyrus qu’on mettait sur la bouche du Pharaon défunt, il était écrit : « je suis pur » cinq fois. Cette protestation était liée à la mort, pour se présenter dans l’au-delà. Justement lorsqu’on est mort, cette complexité humaine s’est éteinte. En attendant, on est toujours dans une sorte « d’entre-deux ». L’autre exemple historique est très parlant. Partout où il y a eu en France des prêtres rigoristes, moralement jansénistes comme on disait à l’époque, dans ces endroits-là, l’athéisme s’est développé. C’est-à-dire qu’une très grande rigueur provoque l’inverse de ce qu’elle recherche. Une très grande rigueur est de soi inapplicable.
Le premier examen est de se rendre compte que l’homme est un être ambigu. Cela ne signifie pas qu’on renonce à la morale, mais cela signifie qu’on renonce à une morale réglementant tous les détails de la vie des hommes et ayant accès aux moindres décisions, comme si elle était un savoir portant sur tout.
Nous nous fondons sur une idée de la nature qui vient du stoïcisme, qui a été commune au Moyen-âge, mais ce que nous oublions c’est que la nature était donnée et qu’il fallait la suivre. Aujourd’hui, pour la science, la nature est ce que l’on a à creuser, à façonner parce que cette nature-là, on ne l’obtient que par l’approche d’une culture. Il faudrait là encore avoir une approche de l’homme qui soit autre. Une fausse clarté finalement naît de trop d’assurances sur des bases contingentes.

2 Le second point est une question classique de théologie : c’est de distinguer les degrés d’engagement dans les paroles du Pape. Tout ce que dit le Saint-Père n’est pas sur le même plan et n’engage pas son infaillibilité. J’ai entendu sur une radio nationale « avec de telles déclarations, le pape met à mal son infaillibilité. » Mais là n’est pas le problème. Jamais une réponse à une question dans un avion n’entre dans le registre d’une parole officielle qui engage l’infaillibilité. Il faut savoir distinguer la parole ordinaire et habituelle du pape et de ce qui relève de son engagement public. Sans cette distinction et ce travail de discernement, on sort du christianisme pour entrer dans une relation du même type qu’un tibétain envers le Dalaï-Lama. Or, ce n’est pas ce que dit le Concile Vatican I. Il faut donc voir quelle est la portée des expressions, le contenu des mots utilisés, les références de base. Autrement dit, toute parole est sujette à interprétation. Sinon ce n’est plus une parole humaine. Dans notre histoire, il faut se mettre au clair sur le sens des mots. Prenons par exemple, le mot « unité ». Il va de la complaisance jusqu’à la communion. Quel sens retient-on ? Où place-t-on l’index ? L’incertitude des mots et la valeur des expressions sont pour beaucoup dans les crises que nous venons de vivre.

3 Le troisième problème est sans doute le plus grave. Il nous faut revoir le positionnement de notre Église dans le monde. C’est-à-dire qu’il faut revoir le mode de présence au monde. On se rend compte que toute parole qui vient d’en-haut, qui n’est pas engagée dans un dialogue, après avoir écouté et entendu l’autre, ne peut plus être une parole crédible. Ce type de parole peut se rencontrer dans des décisions économiques de quelques grands décideurs qui annoncent la fermeture d’une usine dans notre pays. Mais on ne fait pas vivre l’Évangile sur le même mode que celui des décisions économiques. Sinon on sort de la morale chrétienne. « Et toi, qu’en penses-tu ? » dit le Christ. Tant que l’Église va se contre-distinguer de ce monde, tant qu’elle va vouloir vivre dans une nébuleuse ou en état d’apesanteur, elle perd toute crédibilité. C’est un problème pour nous tous, pour le pape bien sûr, mais aussi pour les évêques, pour toutes les communautés chrétiennes. Notre monde n’écoute que ce qui est prononcé à hauteur de visage d’homme. Tant qu’on n’aura pas compris cela, on ne pourra pas être entendu, ni même compris. Nous n’avons pas eu affaire à une erreur de communication, mais à une erreur de point de vue, une erreur de positionnement. La question à se poser est de se demander quelle est notre posture vraie pour être en capacité d’être entendu. On se rend compte que sans partage, il n’y a pas de posture vraie. Aujourd’hui, on ne peut plus annoncer des choses qui passent pour définitives dans une posture sans aucune relation avec la situation prise dans son contexte humain concret. Sinon, cette déconnexion produit du rejet. A trop répéter, on crée de la dévaluation.

4 Une quatrième question se pose : on ne construit pas un avenir de l’homme uniquement en jouant sur le permis et le défendu, parce que la morale ne dépend pas seulement d’une technique. Il faut revenir à la signification humaine des problèmes qui sont posés. C’est très joli de donner un idéal. Le monde n’est quand même pas perpétuellement adolescent… heureusement ! L’idéal, comme l’horizon, est invivable. Car lorsqu’on pense l’approcher, il apparaît toujours plus loin. Le problème n’est donc pas la question de l’idéal, ni même des repères. Tous repères sont forcément dans un environnement donné. Ils ne peuvent être en suspension dans l’air, autour de rien du tout. Si on ne recherche pas un accord commun de sens, à ce moment-là on isole l’Église de sa participation à l’histoire humaine. Elle en sera réduite à se parler à elle-même.

Dans toutes ces questions, il y va de la vie des hommes. Le véritable problème est « qu’est-ce qui fait vivre ? Qu’est-ce qui met debout ? Qu’est-ce qui rend responsable de son existence ? » Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’exigence à poser. Au contraire, je suis persuadé qu’il faut en poser, mais pas sous forme manichéenne du tout noir-tout blanc, du permis et du défendu. Regardons l’Evangile. Le Christ dit au paralysé : « Lève-toi et marche ! » Imaginons que l’homme lui réponde : « Je suis bien couché, je n’ai pas envie de me lever ». Le Christ ne va quand même détruire son grabat. Si cet homme ne se met pas debout, il ne pourra pas être guéri. Nos paroles mettent-elles les gens debout ? Sont-elles des paroles de vie ? Voilà pourquoi dans nos paroles, il faut toujours se repositionner par rapport à la vie des gens, par rapport à ce sursaut évangélique.

Y-a-t-il moyen de réduire l’écart entre l’Église et le monde actuel ?

La crédibilité ne se décrète pas. Par conséquent, la crédibilité ne se retrouvera que par l’humilité de partager la vie des hommes, en étant à leur écoute, que par le partage de leurs peines, que par le désir de partager avec eux notre espérance et de les aider à se mettre debout. Il n’y a pas d’autres moyens que Nazareth, que de cheminer comme le Christ sur les routes de Galilée. Il n’y a pas d’autres moyens que le partage de la fragilité humaine. C’est en devenant frères que les chrétiens deviennent crédibles. Cela fait vingt siècles qu’on le sait et cela fait vingt siècles, qu’après chaque moment difficile comme celui que nous vivons, il nous faut reprendre les mêmes pas.

+ Albert Rouet
Archevêque de Poitiers



"Je souffre et j'espère pour l'Eglise"

Par Mgr Claude Dagens, Evêque d'Angoulême, de l'Académie française. Vient de publier Méditation sur l'Eglise catholique en France (Le Cerf)

L'Eglise catholique est sur la place publique. Les paroles de ses responsables, principalement le pape et les évêques, suscitent des débats. Tant mieux. Tous les échos que je reçois manifestent de la souffrance et en même temps un profond attachement à l'Eglise. La lettre du pape, la semaine dernière, montre que Benoît XVI a pris en compte ce trouble. Il y a une grande attente vis-à-vis de l'Eglise: qu'elle donne le meilleur, pas la dureté, mais l'amour

Aujourd'hui, nous sommes dans un tintamarre. Nous assistons à un enchaînement de dérapages qui provoque un lynchage médiatique. Tout est mélangé dans la logique implacable et perverse de la culpabilité. S'il y a du mal, il faut chercher des coupables et instruire leur procès. Le mal, ce n'est pas le pape, mais le sida qui fait souffrir et mourir. Je demande d'abord qu'on rende justice au travail de l'Eglise, une des institutions qui fait le plus au monde contre le sida. Je l'ai mesuré dans un diocèse du Burkina Faso jumelé avec le mien. Ce qui prime, c'est l'attention à ceux qui souffrent et qui meurent, pas les règles générales. Il faut avant tout de la compassion et de la compréhension, et pas un jugement. Et quels que soient les moyens techniques de prophylaxie, comme le préservatif, utile en cas de nécessité pour ne pas donner la mort, il faut en appeler à la responsabilité et à l'éducation.

C'est ce qu'a voulu dire le pape. Il faut maintenant passer du choc à la réflexion sur les enjeux profonds, humains et spirituels de la mission de l'Eglise dans le monde. Certains voudraient un rapport d'opposition, de confrontation dure entre l'Eglise et le monde moderne. Ma conviction est que nous devons avant tout pratiquer l'écoute, la compréhension, le dialogue. Cela vaut pour la morale sexuelle comme pour l'engagement social et politique en ces temps de crise. Le concile Vatican II a rappelé avec fermeté que le Christ n'est pas venu pour condamner, mais pour sauver.

Aujourd'hui, je souffre intensément que l'Eglise puisse être réduite - de l'intérieur - ou considérée - de l'extérieur - comme un lieu de condamnation et d'exclusion, une institution durcie sur elle-même, laissant au second plan la manifestation du coeur de Dieu, que nous appelons sa miséricorde. Si nous imposons d'abord des principes moraux, nous créons un déséquilibre grave. Il faut aller à la source de l'Evangile: Dieu sème sa Parole, Il donne et Il se donne aux hommes. Les réponses morales viennent en leur temps. Certains esprits considèrent qu'il faut abandonner le dialogue voulu par le concile. Ces perspectives peuvent entraîner un durcissement de la tradition catholique à laquelle je ne me résigne pas. Nous vivons dans des sociétés qui souffrent, à cause des maladies, du sida, et aussi des violences sociales et économiques. Plus les souffrances sont fortes, plus l'Eglise doit offrir au monde la miséricorde de Dieu. La logique chrétienne n'est pas de chercher des coupables, mais d'arrêter l'engrenage du mal. Je viens d'accompagner un grand malade vers la mort. Cet ami était très critique vis-à-vis de l'Eglise.

Voilà la dernière phrase reçue de lui: "J'ai confiance. Dieu me dira d'abord: Viens dans mes bras." Cette découverte passe par un combat spirituel: oui à ce combat spirituel, non au rapport de force avec le monde !"


Église et Sida. Pour une humanisation de la sexualité.


Depuis quelques semaines, l’Église catholique fait l’objet d’une campagne de dénigrement sans précédent. Or voilà que l’affaire du préservatif revient avec le voyage que vient d’accomplir benoît XVI en Afrique. Le problème est qu’une fois de plus, on a sorti une phrase du Pape de son contexte pour déformer gravement le message qu’il désirait transmettre.

Je me dois par conséquent de relayer ce message dans son intégralité et d’en faire valoir la pertinence et la beauté. Car le Sida est une tragédie terrible contre laquelle il nous faut lutter coûte que coûte. Mais quels moyens proposons-nous pour en sortir vraiment ? Dans la réponse qu’il a apporté à cette question au cours du voyage qui l’acheminait au Cameroun, Benoît XVI a répondu :“Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida avec seulement de l'argent, qui est nécessaire, mais s'il n'y a pas l'âme, si les Africains ne s'aident pas, on ne peut pas dépasser le fléau avec la distribution de préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. La solution ne peut venir que d'un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l'égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnels pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles”.

Le premier moyen, pour le Pape, c’est donc d'éduquer nos jeunes à la beauté humaine de l'amour et de la sexualité. Or la beauté de l’amour est dans la chasteté, la fidélité et la maîtrise de soi. Bien sûr, cet idéal est élevé et exigeant. Le chemin de l’évangile n’est pas un chemin facile. On ne peut pas reprocher au chef de l’Église catholique de nous rappeler à cet idéal chrétien, même s’il est très élevé. Si, maintenant, on n'arrive pas à vivre la situation telle qu'il la propose, alors, c’est évident, on ne doit pas mettre la vie des autres en danger. Il faut donc dans ce cas utiliser les moyens proposés jusqu’à recourir, s’il le faut, au préservatif pour ne pas risquer d’ajouter un mal à un autre mal. L’Église ne dit pas autre chose depuis dix ans.

Le second moyen préconisé par Benoît XVI, c’est l’assistance médicale aux malades. Depuis de nombreuses années, d’ailleurs, les chrétiens ont été parmi les premiers à se porter au chevet des malades infectés par le virus. Dans le monde, près de 30% des malades atteints du sida sont pris actuellement en charge par des institutions catholiques. C’est le cas en Afrique où l'Eglise a ouvert des dispensaires en grand nombre pour soigner et d’abord aimer les malades. Pour l’Église, le débat sur le sida n'est donc pas théorique, il est d’abord pratique. Il est concrètement du domaine de la compassion et de la charité exercée à l’égard des plus faibles, à savoir ici les malades du Sida en qui les chrétiens reconnaissent le visage du Christ souffrant.

Il n’y a en définitive qu’une unique alternative au drame du Sida, c’est celle qui consiste à humaniser la sexualité. Voilà ce qu’a dit le Pape dans l’avion qui le conduisait en Afrique. À chacun d’y réfléchir en vérité. Si nous voulons en effet que nos sociétés changent, si nous voulons offrir à la jeunesse un chemin qui ouvre sur un véritable avenir, il faudra bien que nous ayons la force de nous affranchir une bonne fois pour toutes de la tyrannie de la pensée unique. C’est peut-être le grand défi que nous avons à relever ensemble. Il nous faut être chrétiens jusqu’au bout. Mais cela ne se fera pas sans courage et sans conversion.

+ Thierry SCHERRER
Évêque de Laval

mercredi 11 mars 2009

Texte de Carême...

Texte écrit à propos d'Etty Hillesum

Je me souviens d’un carnet écrit par une juive quelques jours avant sa mort.

Elle est dans un camp de transit.
Hier la vie le travail l’amour.
Aujourd’hui la soif la faim la peur.
Demain rien.
Le train qui l’emmènera vers demain
est sur les rails
vérifié par des mécaniciens scrupuleux.
Le train qui filera dans un demain sans épaisseur
dans un jour sans jour.
Cette femme regarde autour d’elle
et vers le dernier matin
décrit émerveillée le linge des enfants
lavé dans la nuit par les mères
et mis à sécher sur les barbelés.
Elle dit combien cette vue
la réconforte
lui donne un cœur
contre lequel viennent battre
en vain
les aboiements des chiens et les cris des soldats
le souffle lourd des trains plombés.

Laver le linge
pour que l’enfant demain
se sente léger confiant
dans des vêtements frais propres.
Même si demain n’est plus
dans la suite des jours.
Même si demain
ne verra pas le jour.

Il n’y a pas d’autre légèreté
que celle de ces gestes
qui délivrent la vie quotidienne
sans façons sans se poser de questions
comme on peut défaire des nœuds de lacet
doucement lentement
surtout sans impatience
car on ferait aussitôt d’autres nœuds.
Pas d’autre grâce que celle-là
qui est la seule que nous ayons
la vie le quotidien la vie
la vie la vie la vie…

Christian Bobin

dimanche 1 mars 2009

parole immortelle

une peu de réflexion en ce dimanche matin avec Sénèque :

"Une grande partie de la vie s'écoule à mal faire, la plus grande à ne rien faire, la vie tout entière à faire autre chose"

Aujourd'hui, c'est dimanche... Prenez le temps !

Géraldine

mercredi 25 février 2009

les Cendres, une invitation à renaitre ?


Aujourd'hui, les chrétiens célèbrent l'entrée en Carême. Ce premier jour est le mercredi des Cendres et je pensais à la symbolique des Cendres ce matin, en me préparant à aller au travail. Les chrétiens ont coutûme de jeûner de différentes manières pour cette première journée de Carême.
Pour ma part, je n'orientais pas ma réflexion sur la question de mettre ou pas de la confiture sur mes tartines, car je ne veux pas faire du Carême une occasion égocentrée de démarrer un régime... mais sur la symbolique des cendres. Les cendres pour nous rappeler que nous ne sommes que poussière, d'accord, ça remet les pieds sur terre...

Mais il m'est aussi apparu que les cendres sont un engrais. Je me suis fait la réflexion en observant une jardinière, dont je me sers comme cendrier et qui est couverte de petites fleurs des champs qui sont venues se planter toutes seules il y a quelques temps, alors que la jardinère d'à côté, pareillement emplie de terre, mais dont je ne me sers pas comme cendrier, est restée vide.

Alors, les cendres de cigarette pourraient avoir l'effet d'un engrais... Poursuivant ma réflexion par rapport aux cendres du Carême, il m'est apparu que les Cendres, ce sont peut-être aussi tout ce qui nous a blessés dans notre vie, et pour celles et ceux qui sont croyants, toutes les occasions manquées de conserver la communion avec leur Dieu. Ces cendres, loin de revêtir l'aspect morbide qu'elles peuvent évoquer, peuvent alors devenir ce qui peut nous aider à changer, à "repousser" si l'on peut dire, à s'épanouir d'une autre façon.

Alors, je me suis dit que cette année, j'allais faire de cette période de Carême une occasion d'essayer d'accepter ce qui me blesse dans ma vie - les cendres sont là - dans cette acceptation. J'ai trop souvent tendance à vouloir ne pas voir, ou repousser ce qui me blesse, ou encore à le fuir, et ce faisant, je ne laisse pas ces blessures devenir cendres, donc engrais d'une nouvelle naissance...

Voilà, il y a quarante jours pour poser, mettre à plat, ces blessures et les laisser devenir la cendre qui me donnera, j'en suis sûre, l'engrais nécessaire à un nouveau départ... une résurrection ? Nous reprendrons ce propos à Pâques !

Belle journée des Cendres à vous !

Géraldine

vendredi 9 janvier 2009

Yo ça y est !

Chouette, les cours reprennent aujourd'hui ! Dommage que ma voiture soit toujours bien enneigée et que la pente à descendre pour sortir du parking soit toujours impraticable... Je tenterai de nouveau ma chance lundi ! Bon, d'accord, ce post n'a aucun intérêt quant au texte, tout le monde s'en fout, mais la photo vaut la peine, n'est-ce-pas?
Bon WE,
Géraldine

vendredi 26 décembre 2008

mardi 7 octobre 2008

Il est l'heure de faire le plein !

Enfin une bonne nouvelle dans les chiffres : le prix de l'essence - du moins celui du baril baisse. Bon, rien de bien concrêt encore à la pompe, mais allez savoir... les systèmes se dérèglent actuellement...

Alors un bon conseil, surveillez les prix de votre pompe préférée et profitez-en quand il sera temps !

Voilà, c'était la bonne nouvelle du jour !

Belle soirée - évitez de regarder le journal télévisé, ou vous risquez de terminer encore la soirée déprimé(es) !

Géraldine



jeudi 25 septembre 2008

Envoyé spécial à l'école...analyse !

Ce soir, soirée Envoyé Spécial. Je ne suis pas une habituée de l'émission, mais bon, une fois de temps en temps, pourquoi pas. Je me méfie toujours de ces émissions réputées à haut "potentiel de crédibilité" mais qui peuvent avoir aussi un point de vue pas forcément objectif, surtout pour les reportages concernant la France.
Bref, ce soir, c'est soirée Envoyé Spécial. Le premier reportage retient mon attention. Il concerne l'école en France et plus particulièrement une école dite "sensible". Au fait, sensible pour qui, pour quoi ? Je déteste ce mot, je le trouve d'une hypocrisie affligeante. Alors "sensible", ça veut dire quoi ? Expression inventée plutôt par les "bien pensants" qui, s'ils vivaient la vie de ces familles ou quartiers qu'ils disent "sensibles" s'en sortiraient dans la vie avec probablement moins de brio que les personnes qui y vivent. Ce qui me gène dans cette dénomination comme dans toutes les autres utilisées, c'est cette discrimination, cette distance impossible à franchir entre "eux" (les habitants des quartiers "sensibles" sur qui on projette tout ce que l'on ne veut pas être) et "nous" (si qui nous projetons bien évidemment ce qu'il convient d'être, et que nous ne sommes pas le plus souvent...). Mais bon, ceci est un autre débat.
Ce qui m'a marqué dans ce film, ce ne sont pas les images "de violence" dont aucune caméra ne pourra capter la réalité, puisque - et le commentateur du sujet le dit bien - la caméra, évidemment modifie le comportement des élèves, en le rendant plus agressif, le plus souvent. Et nous voilà confrontés au souci le plus délicat du chercheur en sciences humaines : le dispositif expérimental modifie la situation de la recherche et empêche d'en recueillir des données objectives. Donc, ce n'est pas le comportement des jeunes qui me marque dans ce reportage, ce sont les différences qui caractérisent deux jeunes du reportage. Ils ont le même âge ou sensiblement, vivent dans la même "cité", donc dans des conditions matérielles et sociales comparables. Pourtant, le premier est en échec scolaire, il a "séché" plus d'une centaine de demi-journées d'école avant que la Police ne s'invite chez lui, l'autre vient de recevoir les félicitations avec mention d'excellence pour son travail scolaire. La mère du premier dit devant la caméra que son mari est en prison et demande à plusieurs reprises aux policiers d'emmener aussi son fils en prison. "Je ne vais pas m'emmerder à l'éduquer" ajoute-elle en substance, puis, toujours en substance " ton père est en prison, tu finiras comme lui". Le second vit avec sa mère, mais sans son père, et sa mère explique qu'elle est fière de son fils "qui donne beaucoup et qui reçoit des gratifications en échange " (toujours en substance), et lorsque le journaliste demande au jeune garçon pourquoi il travaille bien à l'école, il répond que c'est pour faire plaisir à sa mère.
Alors, la violence à l'école, pourquoi ? Il ne faut pas tenir de discours simpliste, il n'y a évidemment pas qu'une seule cause à ce phénomène terrible de société, mais ce reportage a le mérite de souligner clairement que l'amour présent ou absent pour un enfant est une de ces causes. D'un côté ce jeune rejeté par sa mère, finit par trainer en faisant l'école buissonnière sans but, dans l'autre un enfant qui sans trop bien comprendre pourquoi l'école, travaille, principalement motivé par le but de faire plaisir à sa mère, moyen le plus à sa portée de lui rendre l'amour que sa mère a pour lui.
Il faut peut-être garder cet élément en tête, quand nous, les "bien pensants" jugeont à la hate la violence à l'école ou dans les "quartiers". Un adulte qui a été un enfant aimé n'a aucune idée du désarroi dans lequel plonge le manque d'amour auquel est confronté un enfant ou un adolescent. Et sans excuser les actes, car rien ne peut justifier le fait délinquant, au moins pourrions-nous nous abstenir de juger son auteur, car placés dans sa situation, dans sa détresse affective et son manque de repères, aurions-nous, à son âge, mieux fait ? Rien n'est moins évident et personne ne pourra jamais le dire... Winnicott, pédiatre et psychanalyste anglais fameux, a observé (lire à ce sujet déprivation et délinquance) des enfants et adolescents délinquants et il analyse certains de leurs faits, notamment le vol, comme le seul moyen qui soit à leur portée d'exprimer que leur mère leur manque. Comme quoi, les intentions d'un acte, peuvent être bien éloignées de ce que nous prêtons le plus souvent à leur auteur !
Voilà, c'était la pensée du soir...
Belle nuit !
Géraldine

mardi 23 septembre 2008

les poissons et les hormones



Après "des souris et des hommes", les écolos s'intéressent à un sujet qui n'est pas si loin : "les poissons et les hormones". Je m'explique : j'ai vu récemment une émission écolo à la télé, fort intéressante par ailleurs, qui m'a laissée pantoise... et un peu inquiète, sexe faible oblige !

Figurez-vous que les poissons sont en pleine mutation sexuelle...oui, oui, j'ai bien dit "en pleine mutation sexuelle". L'explication est simple, même si difficile à concevoir : de plus en plus d'hormones sexuelles féminines se retrouvent dans les rivières et les poissons, en les ingérant trop massivement, finissent par changer de sexe ! Mais tout ceci dans un unique sens : les mâles deviennent des femelles ! Dingue, non ?

Je résume : la contraception hormonale incombe aux femmes aujorud'hui, les hommes ne s'imaginant pas un instant "prendre la pillule"... Alors on retrouve des taux anormalement élevés d'oetrogène dans les rivières et les poissons, à cause de ce déséquilibre hormonal, deviennent des "poissonnes". Mais alors que va-t-il se passer si les hommes mangent trop de poisson pour parfaire leur taux d'oméga 3 ? Eh bien les hommes vont devenir des femmes ! Scénario catastrophe.... Non, Batman revient avec la solution : Messieurs, il est grand temps de vous mettre à la "pillule masculine" sous peine de prendre le risque de voir les taux de testostérone dangereusement baisser dans le monde....
Allez, belle soirée !
Géraldine

dimanche 14 septembre 2008

Benoît XVI à Lourdes



Ce matin est un jour spécial pour l'Eglise en France. Le Pape est à Lourdes, et j'ai allumé la télé durant mon petit déj, chose rarissime pour voir quelques images de cet événement peu courant. Premier constat, temps clément, très clément, j'y vois un clin Dieu, car en cette époque de l'année et après tous les coups durs climatiques de ces derniers jours en France, c'était pas gagné !

Bon, et ensuite ? Ensuite, j'ai vu la papamobile traverser un grand champ empli de fervents catholiques scander le nom du Pape "Benedetto, benedetto", suivant un rituel inventé par les jeunes des JMJ du temps de Jean-Paul II. J'ai participé à deux JMJ, celle de Paris et celle de Rome durant le temps d'Episcopat de Jean-Paul II et j'avoue n'avoir jamais adhéré à ces moments de foule un peu trop "fan"atique à mon goût. Vraiment, ça me fait penser à un grand concert de Pop plutôt qu'à une Eucharistie. Et à ce compte-là, franchement, je préfère aller voir Madonna. Il y a moins d'hypocrisie. Là, on sait qu'on est venu à un concert, qu'on est fan, qu'on a payé pour toute cette débauche de fric que révèlent ses shows à l'Américaine ! Et franchement, la musique est incomparablement plus vivante... Vraiment ce matin, en attendant le début de la Messe à Lourdes, on se demandait si on ne préparait pas un enterrement ! Trompette de la mort et tutti quanti ! Pourquoi religion doit-il rimer en France au moins avec tant de rigueur ? C'est dommage ! L'Eucharistie est un repas partagé avec le Christ et un repas est un moment de conivialité.

Bref, tous ces trucs de catholicisme romain m'ont rapidement ennuyée, le ton convenu du Pape aussi et je me suis réjouis de deux choses : d'abord être allée voir Madonna à Nice, il y a quelques semaines (même si j'ai été déçue par la prestation !) plutôt que d'avoir prévu de me rendre à Lourdes aujourd'hui, ensuite me rendre à la Messe ce soir pour une vraie rencontre avec le Christ sans flabala !

Bien sûr mon discours choque les plus convaincus, bien sûr il ne faut pas écrire des choses pareilles quand on est un bon chrétien. Bonne question... être un bon chrétien ! Mais qu'est ce que cela veut dire? Le Christ nous invite à prier le Père dans le secret. Dans le secret? Le secret du coeur, ce qui signifie que la foi que le Seigneur regarde n'est pas tant celle que nous voulons trop souvent afficher dans les Eglises ou les assemblées convenues, mais celle qui nous anime de l'intérieur aussi discrète soit-elle aux yeux du monde.

Ceci dit, j'aime Lourdes, le lieu saint. J'y ai fait plusieurs pèlerinages avec des personnes malades ou handicapées, à leur service durant une semaine. Et j'ai rarement été aussi heureuse que dans ces moments-là. Pour plusieurs raisons, d'abord parce qu'en franchissant le portail du Sanctuaire, je suis immédiatement envelopée d'une paix profonde, ensuite parce que dans ce sanctuaire où logent les personnes malades ou handicapées dont j'avais la charge avec les hospitaliers et hospitalières du diocèse d'Aix, la différence s'estompe... Elle prend sens. Les personnes handicapées ne sont plus regardées avec mépris ou curiosité malsaine, elles vivent comme des êtres humains, tout simplement, et c'est si rare. Là tout est fait pour que leur handicap n'en soit plus un. Et je n'ai jamais rencontré ailleurs un lieu pareil. Alors oui, Lourdes est un endroit magnifique.

Allez, avant de vous laisser vivre dans la paix ce beau dimanche de septembre, c'est aujourdhui la fête de l'exhaltation de la Croix, je vous livre une petite info apprise dans le dernier numéro de studio : Savez-vous pourquoi Madonna a appelé sa fille Lourdes ? He bien, parce que Lourdes est un lieu que la mère de Madonna aurait voulu visiter, mais le cancer du sein qui l'a emportée à la trentaine ne lui en a pas laissé le temps. Alors Madonna a voulu appeler sa fille Lourdes en l'honneur de sa mère. C'est beau en soi, mais Madonna aurait dû se renseigner sur le poids qu'on peut infliger à ses enfants en leur donnant un nom chargé des souffrances de ses ascendants. Sans jeu de mot, c'est lourd à porter pour sa fille !

Bon dimanche !

Géraldine

lundi 4 août 2008

Le sud comme on l'aime !

amis parisiens et d'autres contrées tempérées, bonjour ! Malheur à vous si vous avez eu l'idée de venir passer votre séjour d'été dans notre Provence ensoleilée, car non seulement vous avez eu à supporter des heures de bouchon le jour de votre arrivée et vous devez vous coltiner maintenant avec une Provence toute polluée !


En effet, voici le deuxième jour que nous sommes en alerte "orange" de canicule. Ce que ça veut dire, je ne sais pas trop, mais ce que je sais, c'est que cette fichue chaleur empêche de dormir et donne migraines et nausées. Pire, elle vous met dans un état de "loque" à peine levé ! Hier matin, je me suis levée et ai parcouru quelques mètres, tranquillement (comme au lever un dimanche quoi !), pour rejoindre ma douche. Eh bien, vous me croirez si vous voulez, ce petit effort a suffi à me faire transpirer ! Non, vraiment, la Provence actuellement, ça fait suer ! Je file en Corse !
Géraldine


Un petit article de Libé pour corroborer ce post léger :
Alerte orange à la canicule maintenue pour le 2e jour dans les Bouches-du-Rhône
LIBERATION.FR : lundi 4 août 2008
Des vacanciers sur le plage de Cavaou à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône (Photo AFP)
L'alerte lancée par Météo France dans le département du sud de la France est maintenue jusqu'à mardi matin. Une occasion de rappeler les gestes qui sauvent.


Météo-France maintient pour la journée d'aujourd'hui une alerte à la canicule de niveau "orange" (niveau trois sur quatre) dans le département des Bouches-du-Rhône, jusqu'à demain matin 6h00.
Les températures qui devraient se situer entre 17 à 20°C le matin et 32 à 35°C dans la journée seront cependant «loin des records» déjà enregistrés les années précédentes dans la région. «Elles devraient persister dans les prochains jours et la chaleur pourra parfois être pénible à supporter», a précisé Météo France.
Les personnes âgées, les enfants et les sportifs sont davantage exposés aux risques de déshydratation. Le département des Bouches-du-Rhônes en a profité pour rappeler certaines consignes à respecter durant cette période. Celles-ci sont disponibles sur le site du
Ministère de la Santé. En voici quelques unes:
— passer au moins 3 heures par jour dans un endroit frais (supermarché, cinéma, lieux publics...) — se rafraîchir et se mouiller le corps plusieurs fois par jour (douche, brumisateur...)
— boire fréquemment et abondamment même sans avoir la sensation de soif ( 1,5 litres par jour minimum)

— éviter de sortir aux heures les plus chaudes (11h à 18h) et maintenir sa maison fraîche en fermant les volets et les fenêtres et en baissant les lumières électriques.

La Préfecture des Bouches-du Rhône évoque aussi l'importance de la solidarité. Il est important d'aider les personnes de son entourage non autonomes ou invalides. De même, il ne faut pas hésiter à réclamer de l'aide. En cas d'urgence il reste les numéros du SAMU (15), des pompiers (18) et un numéro spécial européen (112).

lundi 7 juillet 2008

Avenir de France Télévisions... La parole est au président du groupe

Je suis assez inquiète de l'avenir du groupe France Televisions, qui offre à mon sens, le meilleur choix en matière de TV aujourd'hui accessible sans abonnement payant. Si le sujet vous intéresse, voici l'interview de P de Carolis enregistrée le 2 juillet dernier dans les studios de RTL. instructif, mais on pressent que ça va être serré !


Patrick de Carolis défend son indépendance (02-07-08)
envoyé par Ali_La_Pointe

mardi 3 juin 2008

Quand la culture fait vaciller la politique...


J'entendais ce matin que l'affaire du mariage annulé parce que la mariée aurait menti sur sa virginité fait grand bruit, au point que la Ministre de la Culture, Mme Dati a été obligée de prendre positions, positions contradictoires d'ailleurs...

La question est complexe en effet. La loi est l'ensemble des règles qui régissent une société, pour faire court. Mais comment faire lorsque une loi sociétale est en contradiction avec une loi culturelle? Car c'est bien ce qui semble s'être passé dans cette affaire. La loi culturelle, ou "tradition", le mot est peut-être mieux approprié, stipule que la future mariée doit être vierge. La loi sociétale, elle a pour objet les "choses publiques", elle n'est donc pas censée s'appliquer lorsque les éléments constitutifs d'une situation sont privés. Or elle s'est appliquée, puisque le mariage a été annulé au motif d'une "erreur sur les qualités essentielles" de la mariée...

Quel embroglio ! Bref, je n'ai pas la réponse à cette question difficile, "fallait-il ou non annuler ce mariage?", mais le sujet m'a laissée pensive un petit moment devant ma tartine et mon café. Le sujet permet d'appréhender les limites d'une société : les différentes cultures des groupes consituant une société peuvent rendre très complexe la promulgation d'une loi... On touche là aux aspects de buts différents liés aux cultures et de passé non commun... Bref, de quoi bien se prendre la tête...

Allez, ça suffit, rendez-vous sur un site ou un blog plus ludique ! Désolée, je suis en pleines révisions de psychologie sociale et les relations intergroupes tout comme l'ethnocentrisme, m'ont un peu trop tapé sur le système !

Belle journée ensoleillée !

Géraldine

dimanche 1 juin 2008

into the wild

















Into the wild
. If you still haven't seen this film and if you look for a film that will get you into beautiful landscapes and deep existential thoughts, then go right away on the internet to find a cinema that plays it.

I've been waited long before finding an occasion to see it. It was last friday. I didn't know nothing about the film, except that it had been shot by Sean Penn, Whom I saw a few weeks ago 21 grams, and that I would feel far away from home with the shots of the wild landscapes.

Well, I've not been disppointed by these. By I did'nt know what was the plot. And had not imagined it would involve me into such existential thoughts and questions.

Into the wild is the story of a young adult just graduated, Christopher Mac Candless. He comes from a wealthy family whose money he can't bear no more. One of the first scene of the film takes place in a restaurant, where Chistopher quarrels with his parents about a new car they want to buy him.

Finally, Christopher decides to leave everything. Putting his rucksack into his old car, he starts driving. At the end of the first day he finds a car stop besides the road, but the car gets flooded during the night and force him to continue the way by foot. The adventure begins. Christopher gets mad with freedom, bruns the last notes he had and starts meeting people roaming like him and working from time to time to earn the little money he needs. At that time of the film, Christopher seems unaware of the danger and succeeds in everything. Comes then the time when he goes alone in Alaska. He finds a strange old bus abandoned in the wild and settles in it.

He starts then to hunt and fish to survive. He's reached his goal. Living alone freely and aimlessly into the wild. Apart from hunting, fishing, and making the most of the wild, he reads some philosophical books it took with him. That's his way to try to find himself. Because, for sure, the search of himself is the real goal of his trip. His struggles to stay alive and one day realise at least that life becomes real only when shared. From that event he wants to make his way back to humanity. But he needs for that to cross a river and at that time of the year, the river is too big to be crossed. He stands in front of it searching how to cross it, but the sudden consciousness he made has awakened him. He gets aware of the danger now and don't dare trying to cross the river. For the first time, it seems that he's aware he could die. Coming back to his old bus, beginning to starve, because there's few fishes and animals at that time of the year, he starts looking for berrys and eat some avidly. The following day, he wakes up ill. Taking a book explinaining which berry is eatable or not, he gets suddenly aware of something new : he lost ! He's going to die alone. This lonely he sought so far away, for such a long time, is going to kill him ! Becoming terribly weak, he goes on struggling for life, but finally gets totally paralised and die by looking at the blue sky, alone.

Here is the story of Christopher Mac Candless, as I saw it. It got me to thing about loneliness and sharing in our lifes, about searching for a sense in life, about the use of our world full of electronic thingamajigs that prevent us from sharing one with another. It also made me think of the different steps I have already taken in life : Adolescence, where you feel like being invicible, and then adulthood, where you become bitterly aware of all your limits growing from day to day.

Here it is for the film. Thank you M. Sean Penn to grant our eyes with such beautiful landscapes and our mind with such deep toughts.

Now, what do you think? Are you gonna rush to the film?

Enjoy that sunday !

Géraldine

jeudi 29 mai 2008

Une europe sans OGM ?


(Source : Futura-Sciences.)

Si vous vous sentez concernés par ce débat, voici une possibilité d'agir sans violence, une petition à signer que vous trouverez en cliquant sur le lien suivant :


voici le préambule à la signature de la pétition :

Le 25 octobre, le Commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agrobusiness – refusant d’autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507).
Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la prochaine réunion de la Commission européenne.
Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.
Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Vassiliou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

Belle journée !

Géraldine