









...it's about racism and conversion of the heart, caregiving and loving those Walt coudn't stand before because of his own injuries from war.
...It's about thinking to do the right thing... And you, for those who saw the film, what would you have done ?
I went to the movies tonight, and I've been very moved by this film. Of course , a Clint Eastwood movie is a good signature, but I have to admit it's really well done. The fact that this story is true adds to the way you feel it of course.
This film moved me probably cause it's about a rap of child, more, about murder of children and serial killer. It's about a time we don't know no more, I hope, because the way human beings were treated at that time is psychiatric hospitals is terrifying. It's also about a fight for justice, coming from a mother, a women. As you can see, M. Eastwood put together lots of ingredients that lead to a special film.
That was also the first movie I saw with Angelina Jolie. That woman wears her name very well. "jolie" means pretty in french and she's a "jolie femme" in that film. Pretty of course, but also courageous, enraged if I can say, to recover her son and make things change for more justice. What a women ! At that time it was far more difficult to be courageous for a women than today, but the loss of one's son makes a woman change, because she's lost all she had. That's what Mrs Collins (the character of Angelina Jolie) says once in the movie : "they (the police) have nothing" to scare her anymore. She's ready to go ahead till the end.
That film made me also think that Americans are changing. Setptember 11 must be the biggest element of that change, but probably the politics they've had for the last years too. Fed up with politics... Fed up with those movies where their country was the country of the good ones. In this movie, the political and police institutions are described as corrputed. And if there is a policman to go ahead trying to find the thruth alone, he's not filmed as a hero, as he may have been before spetember 11. I'm terribly sad of course of what happened that day, but I'm glad to see this change of point of view from Americans. I'm glad movies like this can be successful, that describe things as they are : some beautiful (that women, fighting for justice, helped by this pastor and the policeman dooing its best to discover truth), some ugly (the political and police corruption). I guess anyone can find the same in its own counrty. It seems to be inherent to every society : some are good, some are bad, and its courageous to put it on screens.
Thus, thank you M. Eastwood to have the courage to deal with such a subject, thak you M. and Mrs the actors to hold the film the way you do !
A last word : rush to that movie but keep children off the screen, I'm not sure they would understand the reactions of that mother, nor the behavior of the "false son"...
Géraldine
If you want to learn more about what Angelina Jolie think of that film, but also the situation in Afghanistan, or the election of Barack Obama, see the link beneath...
Une palme d'or sur un sujet si actuel, je dois dire que ça m'a étonnée. Alors, bien sûr, j'ai voulu aller le voir. Je n'ai d'ailleurs toujours pas compris la politique des cinémas de la ville d'Aix en Provence qui l'ont programmé dans le second cinéma de la ville (sur trois...) si bien que je m'y suis faite refoulér la semaine passée... salle pleine ! Bref...
Ce film donne à voir deux professions si je puis dire : celle de l'enseignant et celle de l'élève. Et comme fille d'enseignants ( père prof de français et mère prof de math en ZEP), j'ai plutôt porté mon regard sur ce que vivent les élèves aujourd'hui. Les prof, quelque part, je connaissais déjà plus ou moins. Et le film amène à mieux appréhender aujourd'hui la question de l'identité chez les jeunes. J'ai pour ma part évolué dans un collège puis lycée avec peu de mixité sociale, du moins telle qu'on l'entend aujourd'hui. J'entends par là que la plupart des élèves étaient français d'origine non immigrée et notre identité sociale était moins complexe à chercher que celle des jeunes de ce film. Le clivage bourgeois-non bourgeois existait bien sûr, mais cela s'arrêtait là. Le film de Laurent Cantet nous montre des jeunes qui cherchent leur identité en vivant avec d'autres jeunes de langue et culture différentes. C'est autrement plus riche, mais également autrement plus difficile à leur âge. Et cela induit une certaine violence verbale par désir probablement de protéger son idéntité fragilisée par cette mixité culturelle.
Le film met aussi l'accent sur la difficulté de transmettre aujourd'hui le savoir à des jeunes en proie à des questions annexes au contenu de l'enseignement, métaphysiques pourrais-je dire, qui les empêchent de se concentrer sur ce que l'enseignant cherche à leur transmettre. Ainsi, le film montre que l'élève, avant d'accepter la consigne ou le contenu de l'enseignement, discute du bien fondé de tel apprentissage, ou se concentre sur le prénom choisi par le professeur pour donner un simple exemple, plutôt que de s'intéresser à comprendre ce que cherche à faire comprendre le dit-exemple. On perçoit alors un grand décalage entre les centres d'intérêt et interrogations des élèves et les programmes d'enseignement en France. Cette difficulté est probablement majeure dans l'échec scolaire de certains jeunes aujourd'hui et le film met très bien en valeur cet aspect. Nous vivons dans un monde compliqué, instable, dont les problèmes familiaux sont très déstabilisants pour les enfants et le film montre bien à quel point les jeunes sont sur la défensive et dans le doute quant à ce que l'école tente de leur transmettre. La question est donc là et il faudrait un autre film pour commencer à ébaucher des réponses ou du moins essayer de circonscrire les phénomènes sociaux qui conduisent à de tels sentiments chez les jeunes.
Voilà, en vrac, quelques réflexions au sortir de ce film. Il me reste une question : "pourquoi a-t-il été primé dans un festival international comme Cannes?" Je précise ma pensée : le film, comme j'ai essayé de le montrer est vraiment bien réalisé et évite de nombreux écueils, il était donc censé être primé. Mais pourquoi par un jury international ? Je demeure étonnée qu'il ait intéressé un jury international, car il semble tellement typiquement français, que je pensais qu'il ne retiendrait pas l'attention d'un Sean Penn à ce point. Si quelqu'un a la réponse, les commentaires sont les bienvenus.
Sur ce, bonne séance !
Géraldine


Quand vous aurez vu ce film, vous vous méfirez probablement bien plus des bolides qui débarquent sur la file de gauche sur l'autoroute, et vous calmerez plus rapidement vos éventuelles véléités...
Ce film est violent, non dans les images, mais dans l'inhumanité qu'il révèle : inhumanité des conditions de vie dans les "cités", inhumanité des acteurs du milieu de la drogue. Violent également car il rappelle comment la pauvreté des uns (les paysans su sud) se nourrit de la pauvreté des autres (les personnes désabusées des pays plus riches qui tentent d'échapper à leur sort dans la drogue).
Violent enfin, car il permet d'approcher un peu les sentiments extrêmes que vivent les policiers engagés dans le combat contre des réseaux de trafiquants de plus en plus puissants : perte brutale par mort violente d'un ou plusieurs collègues, risques sans bornes pour ceux qui acceptent d'infilter les réseaux. En voyant ce film, je me demandais quelle soutien psychologique est apporté aux hommes et femmes qui travaillent dans l'ombre dans ces conditions.
Je veux souligner enfin la performance de cet acteur Roschdy Zem que j'ai découvert il y a un moment (souvenez-vous 36 quai des Orfèvres, vas vis et deviens, Le petit lieutenant, Indigènes) et qui m'a probablement décidé à faire le choix de ce film ce soir. Sa capacité à se mettre dans la peau de ses personnages est étonnante, vraiment. Merci à vous pour vos choix de films qui nous plongent dans un unviers riche à chaque fois et nous ouvre à des questions que nous ne poserions peut-être pas sans le média des films dans lesquels vous jouez.Allez belle soirée,
Géraldine
Je suis allée au cinéma hier soir. Voilà un bon moment que je n'avais pu m'échapper dans les salles obscures. C'est toujours le même bonheur et j'y fais souvent le plein d'émotions.